Année riche en succès pour le luxe français

CONSOMMATION Le secteur est en excellente santé...

Gilles Wallon

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LVMH, qui possède Louis Vuitton, a fait un milliard de bénéfices au 1er semestre 2010.
LVMH, qui possède Louis Vuitton, a fait un milliard de bénéfices au 1er semestre 2010. — LYDIE / SIPA

Et pendant ce temps-là, au pays du luxe. Les ventes s'envolent : un milliard de profits au premier semestre 2010 pour le groupe LVMH, leader mondial du secteur. Les clients font la queue: ils sont parfois une trentaine à patienter pour s'offrir deux ou trois sacs à 2.000 euros pièce. Face à une affluence exceptionnelle, les boutiques Louis Vuitton de Paris vont même fermer une heure plus tôt, jusqu'à novembre, pour éviter la rupture de stock avant les fêtes de Noël. Plus de 300 maroquiniers ont été embauchés l'an dernier par la marque pour faire face à la demande.

Une certaine idée du luxe

Ainsi va le secteur du luxe français. Il affiche en 2010 une santé extraordinaire, après une année 2009 déjà de haute volée. Et il touche tous types de produits : maroquinerie, bijoux, montres, parfums. Les palaces français ont eux aussi connu un été sensationnel, avec des taux d'occupation de plus de 90%.

Le cas Louis Vuitton est le plus significatif. Les ventes de sacs au logo « LV » ont bondi de +20% ce semestre. Comme ceux de son rival Hermès, ses produits symbolisent une certaine idée du luxe à la française. Ils portent en eux une tradition, un soin extrême apporté au détail. «Ce qui fait le succès de Vuitton, c'est la longévité de certains modèles, leur côté intemporel, détaille la chroniqueuse mode Sakina, du blog Saks in the city. C'est aussi la qualité de ses matières premières et de ses fi­nitions.»

La clientèle, elle, demeure majoritairement étrangère. Les enseignes l'ont bien compris, qui multiplient les ouvertures en Asie. Le principal marché: la Chine, et ses 300.000 millionnaires en dollars.