Visite du FMI, de l'UE et de la BCE à Athènes

GRECE Les représentants doivent rester deux semaines dans le pays afin d'en vérifier les comptes...

J.R. avec AFP

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Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Salonique contre les mesures d'austérité, le 11 septembre 2010
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Salonique contre les mesures d'austérité, le 11 septembre 2010 — SAKIS MITROLIDIS / AFP

La Grèce est toujours suivie de près. Lundi, des responsables du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) ont atterri à Athènes. Objectif: poursuivre le contrôle des comptes du pays en vue de débloquer la troisième tranche du prêt du FMI.

En mai dernier, le Fonds a octroyé 30 milliards d’euros à la Grèce. L’UE a également contribué au plan d’aide à hauteur de 80 milliards d’euros. Les prêts doivent s’étaler sur trois ans.

Deuxième versement fin septembre

Vendredi, le conseil d’administration du FMI a annoncé avoir débloqué un deuxième versement, d’un montant de 2,57 milliards d’euros. La première tranche mise à disposition s’élevait à 5,5 milliards d’euros et avait été versée en mai dernier.  Le troisième versement est lui prévu pour décembre 2010. Il s’élève à neuf milliards d’euros.

«Un bon départ»

Selon le directeur général adjoint du Fonds, Murilo Portugal, «les autorités grecques ont donné un bon départ à leur programme économique, et leur détermination à le mettre en œuvre commence à porter ses fruits».

Vendredi, Athènes a annoncé avoir réduit de 32% son déficit budgétaire sur les huit premiers mois de 2010 par rapport à la même période en 2009.

De nouvelles manifestations

L’arrivée des responsables de la troïka FMI-UE-BCE a lieu alors que le climat est toujours tendu dans le pays. Lundi, les propriétaires de poids lourds et camions-citernes devaient débuter une nouvelle grève illimitée pour protester contre la libéralisation prévue du secteur.

Samedi, quelque 20.000 personnes (selon la police) ont défilé dans les rues de Salonique, la deuxième ville du pays. Les manifestants ont protesté contre les mesures de rigueur décidées par le gouvernement de Georges Papandréou.