Réforme des retraites: une nouvelle grève le 23 septembre

SOCIAL Les syndicats estiment que les annonces de Nicolas Sarkozy «ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme» proposée...

avec AFP

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La manifestation a rassemblé entre 1,1 et 3 millions de personnes en France, le 7 septembre 2010.
La manifestation a rassemblé entre 1,1 et 3 millions de personnes en France, le 7 septembre 2010. — REUTERS/Benoit Tessier

Ce sera le 23 septembre. Les organisations syndicales, réunies ce mercredi après-midi au siège de la CGT à Montreuil, ont fixé le nouveau rendez-vous de mobilisation contre la réforme des retraites à cette date.

L'intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC-FSU-Unsa), sans FO et Solidaires, a appelé mercredi à faire de ce jour «une grande journée de grèves et de manifestations», estimant que les annonces de Nicolas Sarkozy «ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme» des retraites proposée.

FO «dans l'unité d'action»

En outre, les six organisations «appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d'initiatives et d'interpellations des députés, des membres du gouvernement et du président de la République dans les départements et les circonscriptions», selon un communiqué commun diffusé à l'issue de sa réunion.

«Nous serons dans l'unité d'action», a précisé lors d'une conférence de presse commune Michèle Biaggi, de FO, en affirmant que «ce n'est pas parce qu'on n'est pas signataire du texte qu'on n'est pas dans l'unité d'action». Elle a justifié l'absence de signature de FO au bas du communiqué commun par le fait «qu'il faut retirer» le projet gouvernemental. Michèle Biaggi a aussi précisé avoir proposé à l'intersyndicale «une journée de grève franche et interprofessionnelle».

Solidaires décidera jeudi

Pour sa part, Solidaires prendra position sur les nouvelles initiatives décidées par l'intersyndicale lors d'un Bureau national demain jeudi.«Notre mandat était un nouvel appel à une journée de grèves et de manifestations la semaine prochaine», car «une dynamique s'est créée» pour «rebondir rapidement» après le succès de la journée de mardi, a expliqué sa porte-parole Annick Coupé.

Le numéro deux de la CFDT Marcel Grignard a justifié le calendrier de l'intersyndicale en affirmant qu'il était «extrêmement compliqué et très risqué de recommencer dans une semaine» une initiative comme celle du 7 septembre. «Un peu de temps donne un peu plus de chances de réussir» les prochaines mobilisations comme celle du 23 septembre, a-t-il dit. «Si on veut appeler à de nouvelles mobilisations, il faut qu'elles soient plus nombreuses et avec d'autres secteurs» que ceux déjà impliqués, a complété Jean Grosset (Unsa, autonome).

La messe n'est pas dite

La FSU et la CFE-CGC ont insisté sur «la dynamique unitaire» privilégiée par les syndicats, alors même que la première était favorable à «des suites rapides, dès la semaine prochaine» au 7 septembre.

Les initiatives de l'intersyndicale «doivent donner confiance aux salariés» pour obtenir «des modifications substantielles» du texte gouvernemental, a affirmé quant à elle Nadine Prigent (CGT). «Ne cédez pas à ce discours de la fatalité» selon lequel le recul de l'âge de la retraite est inévitable, a-t-elle lancé aux salariés. L'intersyndicale compte notamment sur les députés, et plus encore les sénateurs, pour infléchir la réforme. «Nous ne croyons pas que la messe est dite quand le président a parlé», a encore déclaré Marcel Grignard.

En principe, l'Assemblée se prononcera le 15 septembre sur l'ensemble du texte, le débat au Sénat commençant le 5 octobre, avant une adoption définitive fin octobre.

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