Les Français n'adhérent pas totalement au marché de la minceur

E.M.avec AFP

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Une salle de sport à Paris en mai 2010.
Une salle de sport à Paris en mai 2010. — JOBARD/SIPA

Complément alimentaires, produits diététiques ou cosmétiques: le marché «élargi» de la minceur est très prometteur en France, selon une étude publiée vendredi par le cabinet d'études économiques Xerfi. Mais il pâtit d'une offre trop importante. 

Offre pléthorique

«Victime de son succès, le marché de la minceur souffre d'une offre pléthorique et axée principalement sur la sur-promesse», selon l’étude.

«Les laboratoires et autres prestataires n’ont pas toujours su convaincre les consommateurs de l’efficacité de leurs produits et services», et les références de plus en plus sophistiquées des produits ont contribué à déstabiliser les consommateurs.

1 milliard d’euros

Xerfi estime le marché français «élargi» de la minceur à un milliard d'euros en 2010. Il y classe aussi bien les compléments alimentaires que la diététique, les cosmétiques, l'automédication, l'édition (avec les best-sellers sur les régimes), le coaching ou même les jeux vidéo, comme sur la console Wii de Nintendo.

Ce marché «recèle un important potentiel de croissance dans une société caractérisée par le règne de l'apparence», résume l'étude.

Recherche de l’efficacité

Selon Xerfi, le durcissement de la réglementation européenne sur les allégations nutritionnelles et de santé et l’entrée en vigueur des recommandations de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) sur les produits cosmétiques devraient aider les consommateurs «désorientés» à y voir plus clair.

«En attendant, faute de repères et de preuves d'efficacité sur ces produits minceur, les Français procèdent à des arbitrages de consommation». Et boudent les produits pour lesquels ils n'ont aucune preuve d'efficacité.