la possible hausse des impôts en 2013 fait déjà débat

Gilles Wallon

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WITT / SIPA

C'est un aveu qui fait des vagues. Les impôts pourraient peut-être augmenter en 2013, après l'élection présidentielle. Car les mesures de rigueur prises par le gouvernement ne sont pas suffisantes pour combler le déficit public.
Cette confession est signée François Baroin, ministre du Budget. Dans un courrier dévoilé mercredi par Les Echos, il écrit que le gouvernement prévoit de nouvelles recettes en 2013 : soit « la suppression de nouvelles niches fiscales », soit « une hausse progressive de la CRDS ». La CRDS, c'est l'impôt chargé d'éponger les dettes de la Sécu. Fixé à 0,5 %, il touche tous les types de revenus.

Inévitable, selon les économistes
Cette lettre perturbe la communication de la majorité. Nicolas Sarkozy, président du pouvoir d'achat et probable candidat en 2012, a promis qu'il n'augmenterait pas les impôts... au cours de son premier mandat. « Il ne faut pas de hausse des prélèvements obligatoires », a donc répété hier la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Mais le Président a aussi promis de réaliser 100 milliard d'économies en trois ans pour faire baisser le déficit public d'ici à 2013. Et pour certains économistes et élus de droite, une hausse est inévitable. « Le monde ne va pas nous faire cadeau de nos déficits. En 2012, si un candidat promet de ne pas augmenter les impôts, il ne sera pas crédible », estime le sénateur UMP Philippe Marini.