Le prix du vin pourrait augmenter

VIN Mais les professionnels ne veulent pas que cette hausse soit répercutée sur le consommateur...

E.M.

— 

Vendanges sur les coteaux d'Aix dans le sud de la France en septembre 2009.


 
Vendanges sur les coteaux d'Aix dans le sud de la France en septembre 2009.   — NICOLAS JOSE/SIPA

Les bouteilles de vin risquent de coûter plus cher cette année. La Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) table sur une récolte 2010 peu abondante. Ajoutée à des stocks faibles,  cela pourrait permettre une amélioration des revenus des producteurs, a expliqué jeudi son président à l'AFP. Car l'offre sera moins importante que la demande.

Petites récoltes

«Nous prévoyons une récolte inférieure à 47 millions d'hectolitres, c'est à dire qu'on sera légèrement en-dessous de l'année dernière» et bien en dessous de la moyenne des cinq dernières années, a déclaré Denis Verdier.

Le ministère de l'Agriculture avait annoncé début août des récoltes en hausse, à 47,7 millions d'hectolitres. Mais le temps très sec du mois d'août, notamment en Languedoc-Roussillon, a selon Denis Verdier inversé la tendance. Les récoltes devraient s'établir «partout à la baisse, hormis peut-être dans le Val de Loire».

Stocks faibles

La bonne santé du rosé sur le marché français conjuguée à des exportations en hausse d'environ 10% au premier semestre, après une année 2009 difficile, ont aussi conduit à une diminution des stocks des producteurs.

Entre ces stocks faibles et les petites récoltes, «nous allons exiger de nos acheteurs une augmentation sensible des cours», a déclaré le président de la CCVF. Les circonstances sont sont donc «favorables» à une hausse des prix.

Marges des intermédiaires

Mais pour Denis Vernier cette augmentation ne doit pas se répercuter sur les consommateurs mais sur les marges pratiquées par les intermédiaires. Il presse nommant l'Etat de renforcer l'Observatoire des prix et des marges, comme le prévoit la loi de modernisation de l'agriculture.