Laurence Parisot contre une hausse des prélèvements obligatoires

BUDGET La présidente du Medef réclame cependant plus de rigueur sur les finances publiques...

E.M avec AFP

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Laurence Parisot, Presidente du Medef, lors d'une conférence de presse le 13 avril 2010. 
Laurence Parisot, Presidente du Medef, lors d'une conférence de presse le 13 avril 2010.  — MEIGNEUX / SIPA

L’université d’été du Medef s’ouvre ce mercredi à Jouy-en-Josas (Yvelines). Et sa présidente, Laurence Parisot, compte bien peser auprès du gouvernement dans les décisions économiques et budgétaires à venir.

Prélèvements obligatoires

Dans un entretien au journal Les Echos publié mercredi, elle tire la sonnette d’alarme sur la situation de la dette et du déficit français.

«Nous ne retrouverons une croissance soutenue que si nous nous engageons sur la voie d'une sérieuse remise en ordre de nos finances publiques», estime-t-elle. Elle prône notamment «une réduction des dépenses» via des «réformes structurelles».

Mais pour Laurence Parisot, le gouvernement ne doit pas, dans sa cure d’austérité, «augmenter les prélèvements obligatoires ni sur les ménages, ni sur les entreprises». «Il faut seulement se demander comment encourager au maximum l'entreprise car c'est le seul acteur qui puisse tirer tout le monde vers le haut», affirme la présidente du Medef.

Réforme des retraites

Sur la question de la réforme des retraites et de la prise en compte de la pénibilité du travail, Laurence Parisot est sur la même longueur d’onde que le gouvernement. Elle a réaffirmé que celle-ci devait être «appréhendée au cas par cas, de façon individuelle et non pas collectivement au risque de figer les choses en stigmatisant pour toujours et quels que soient les progrès tel ou tel métier comme pénible».

Une réponse qui ne devrait pas satisfaire les syndicats. La plupart a d’ailleurs boudé l'édition 2010 de l'université d’été du Medef

Pour réchauffer des relations tendues, Laurence Parisot a cependant précisé que «les prochains mois verront des initiatives pour arrêter un agenda social sur les deux ans à venir».