Sanofi-Aventis veut continuer à grossir pour diversifier ses activités

PHARMACEUTIQUE Le groupe a multiplié les rachats ou alliances ces dernières années...

E.M.

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Le logo de Sanofi-Aventis sur ses bureaux en Allemagne en 2008.
Le logo de Sanofi-Aventis sur ses bureaux en Allemagne en 2008. — AFP

Sanofi-Aventis est passé à l’offensive. Le groupe pharmaceutique français a rendu publique son offre d’achat du laboratoire américain Genzyme pour la modique somme de 18,5 milliards de dollars.

Même si le conseil d'administration de Genzyme a refusé lundi cette proposition, Sanofi-Aventis ne va sûrement pas en rester là.
 
Car le groupe veut poursuivre sa croissance externe. Une stratégie développée depuis une dizaine d’années et qui lui a plutôt bien réussi: Sanofi-Aventis est le numéro un français et européen du secteur et se classe parmi les cinq géants mondiaux.

Fusion avec Aventis en 2004

A l’origine, il n’y avait pourtant que Sanofi, filiale de chimie fine du pétrolier Elf Aquitaine. En 1999, la société fusionne avec Synthélabo, filiale de l’Oréal.
 
Mais c’est en 2004 que le groupe a lancé sa plus grosse opération. En janvier, Sanofi-Synthélabo part à l’assaut du groupe Aventis. La proposition de rachat est osée car ce dernier pèse deux fois plus lourd que lui.

Aventis juge immédiatement l'offre hostile et s’en suivent de multiples tractations. Sanofi-Synthélabo accepte finalement de révéler son offre de 16% et acquiert Aventis pour 55 milliards d’euros.

29,3 milliards d’euros

Il s’agit de la troisième plus grosse fusion dans l’industrie pharmaceutique et celle-ci a porté ses fruits.

Avec près de 29,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009, un bénéfice net de 7,8 milliards d'euros, 100.000 collaborateurs répartis dans une centaine de pays, Sanofi-Aventis est l’une des cinq plus grosses entreprises du secteur au niveau international.

Numéro un mondial des vaccins, il est aussi devenu l’un des leaders de la médecine vétérinaire avec l’acquisition l’année dernière du groupe Merial.

Rachats et alliances

Et la stratégie de croissance de Sanofi-Aventis ne devrait pas s’arrêter là. Car la bonne santé du laboratoire est menacée par les médicaments génériques qui pèsent de plus en plus sur ses ventes. Dans les années qui viennent, plusieurs de ses produits phares vont ainsi tomber dans le domaine public avec l’expiration de leurs brevets.

Depuis son arrivée fin 2008, son PDG,  Chris Viehbacher, cherche donc à diversifier les activités du groupe pour acquérir de nouvelles parts de marché. Rien que pour 2009, Sanofi-Aventis a ainsi réalisé 33 acquisitions ou partenariats.