Réforme des retraites: Les syndicats appellent à une grève «massive» le 7 septembre

SOCIAL Seule FO a refusé de signer le texte mais appelle tout de même à la mobilisation...

avec AFP

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Manifestation conre la réforme des retraites à Toulouse, le 24 juin 2010.
Manifestation conre la réforme des retraites à Toulouse, le 24 juin 2010. — R. GABALDA / AFP

À l’issue d’une réunion intersyndicale, les syndicats ont renouvelé lundi leur appel «à faire du 7 septembre prochain une journée de grève «massive» face à la réforme des retraites, dans un texte commun paraphé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA. Seule FO n'a pas signé.

«Rien n’est joué»

Face au projet de réforme du gouvernement, qui sera débattu au Parlement à partir du 7 septembre, et dont le contenu est jugé en l'état «injuste et inacceptable», «les organisations syndicales considèrent aujourd'hui que rien n'est joué».

Elles «appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations».

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La mobilisation doit permettre de «faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites», dont les syndicats regrettent notamment qu'il fasse porter «à plus de 85% les efforts sur les salariés».

«La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes», soulignent-ils.

FO se démarque...

S'exprimant à part, la responsable de FO, Michèle Biagi, a déploré qu'il n'y ait «pas eu d'accord pour un retrait» du projet de loi, tout en insistant sur le fait que FO appelait les salariés à participer à la journée d'action.

«Nous regrettons que FO ne puisse être» signataire du communiqué commun, a déclaré la numéro un de la FSU, Bernadette Groison, qui présidait la réunion. Selon elle, FO fait «d'une question de vocabulaire un préalable».

Au nom de la CGT, Nadine Prigent a estimé qu'avancer ou non le mot d'ordre de «retrait» était «un faux débat». «Ce qui parle aux salariés, ce sont les solutions» et il appartient aux syndicats d'«avoir des propositions» sur le contenu de la réforme des retraites, a-t-elle plaidé.

... Les autres syndicats s’étonnent

Dans le même sens, Jean Grosset (Unsa, autonome) a réfuté tout «mot d'ordre simpliste, qui peut apparaître comme une posture».

Annick Coupé a rappelé que son organisation, Solidaires, «est pour le retrait» du projet gouvernemental. Mais elle s'est dite «un peu étonnée» par l'attitude de FO, jugeant que «le plus important», c'est que les syndicats sont «unis sur la volonté d'avoir un rapport de force extrêmement fort le 7 septembre».

Selon le communiqué, les syndicats se rencontreront à nouveau au lendemain de cette journée d'action, le 8 septembre.