Le salaire minimum chinois augmente de plus de 20%

ECONOMIE Il avait été gelé en novembre 2008...

E.M.

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Billets de yuans, la monnaie chinoise.
Billets de yuans, la monnaie chinoise. — JAAKONAHO/LEHTIKUVA OY/SIPA

Les salariés chinois ont bien l’intention, eux aussi, de profiter de la croissance de leur pays. Sous la pression sociale, les provinces de Chine acceptent une à une d’augmenter d’au moins 20% le salaire minimum légal cette année, a rapporté jeudi le journal China Daily.

Vingt-sept provinces concernées

Vingt-sept provinces au total l’ont relevé ces derniers mois. Dernière en date: celle du Quinghai, dans le nord-ouest du pays, a annoncé mercredi qu’elle allait augmenter la rémunération minimale mensuelle de 28,8%, à 770 yuans (85 dollars).

À Pékin, le salaire minimum a été relevé en juillet de 20%, à 960 yuans (111 euros). Dans la riche province du sud du Guangdong, il est passé de 660 à 1030 yuans (119 euros). Et c’est à Shanghai que la rémunération minimale est la plus élevée avec 1120 yuans (129 euros) par mois.

Seules quatre provinces du pays n’ont pour l’instant accordé aucune hausse salariale. Elles s’apprêteraient cependant à le faire, selon le journal.

Paix sociale

Les grèves générales du printemps dernier ont donc payé. Les salariés chinois demandaient notamment la fin du gel du salaire minimum légal, décidé en novembre 2008 sur demande du ministère du Travail. Mais l’argument de la crise ne tient plus.

La croissance chinoise est repartie et le PIB pourrait augmenter de 10% cette année. Des chiffres qui devraient même permettre à la Chine de prendre la deuxième place du classement des puissances économiques mondiales, devant son rival japonais.

L’objectif du gouvernement n’est donc plus à présent de relancer l’économie mais d’éviter un emballement de la crise sociale. Et il compte pour cela sur une redistribution du pouvoir d’achat.