Après un bon démarrage, rien n'est encore joué pour les soldes 2010

CONSOMMATION Les ventes ont augmenté mais les professionnels attendent la fin du mois pour se réjouir...

E.M. avec AFP

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Le lancement des soldes d'été à Paris le 30 juin 2010.
Le lancement des soldes d'été à Paris le 30 juin 2010. — MEIGNEUX/SIPA

Quinze jours que les magasins affichent des -30 ou -50% sur leurs étiquettes. A mi-parcours des soldes d'été, les professionnels sont plutôt satisfaits. Mais rien n’est joué: il faudra attendre la fin du mois pour voir si le cru 2010 sera aussi bon qu’escompté.

Ventes en hausse

Les soldes ont démarrée au quart de tour cette année. Lors des deux premières semaines, toujours cruciales, les ventes d'articles d'habillement ont augmenté de 3 à 5% comparées à la même période de 2009, selon l'Institut français de la mode (IFM).

Jean-Marc Genis, président de la Fédération des enseignes de l'habillement (FEH), qui regroupe les chaînes de prêt-à-porter, chiffre même la progression à 15% environ.  Des bons résultats qui se confirment aussi pour les soldes sur Internet.

Le secteur peut remercier la météo. Le beau temps a poussé les consommateurs dans les magasins dès le début des soldes, le 30 juin, soit quelques jours avant le début des départs en vacances.

Budgets serrés

«Les budgets sont quand même contraints», note Charles Tillard-Tête, chargé des études statistiques à l’IFM, même si le panier moyen a évolué «très légèrement». En tout cas, une chose est sûre, l’édition 2010 ne devrait pas connaître le repli constaté l’année dernière.

Les professionnels restent cependant sur leurs gardes. Car après l’euphorie des premiers jours, le rythme s’est ralenti. Pour Jean-Marc Genis, «ce qu'on arrive pas encore à déterminer, c'est si les gens se sont précipités (sur les soldes) avant de partir en vacances». D'où la nécessité de comparer l'ensemble des cinq semaines de soldes 2010 aux 5 semaines 2009: «l'écart de dates peut jouer énormément», explique-t-il.

Décalage de dates

L’année dernière, les soldes avaient démarré le 25 juin. Ce décalage par rapport à cette année fait que «l'engouement au départ s'est un peu calmé par la suite», a renchéri Jean-Michel Silberstein, délégué général du Centre national des centres commerciaux (CNCC).

«On est un peu frustrés parce qu'on pense que si on avait démarré dans ces périodes équivalentes à l'année dernière, les performances auraient été encore meilleures», a-t-il ajouté.

«Pas un succès extraordinaire»

Les premiers chiffres des soldes ne sont pas encore cependant «un succès extraordinaire qui rattraperait tout ce qu'on a connu jusqu'ici», précise Charles Tillard-Tête. Après des années 2008 et 2009 en berne, le secteur a enregistré un «retard cumulé des ventes d'habillement depuis janvier qui se situe à -4%», selon lui.

La réussite de ces soldes est d’autant plus importante que le mois de juillet pèse pour environ 10% des ventes de l'année et qu'il succède à un mauvais mois de juin (-13% des ventes).