Jean-Claude Trichet: «Je ne crois pas» à une nouvelle récession

CRISE Le président de la Banque centrale européenne est ce dimanche aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence...

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Soucieux de donner une nouvelle bouffée d'oxygène aux marchés, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a fait savoir lundi qu'une nouvelle baisse des taux directeurs était "possible", au cours d'une prochaine réunion le 6 novembre.
Soucieux de donner une nouvelle bouffée d'oxygène aux marchés, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a fait savoir lundi qu'une nouvelle baisse des taux directeurs était "possible", au cours d'une prochaine réunion le 6 novembre. — Philippe Desmazes AFP

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a écarté dimanche tout risque d'une nouvelle récession, au terme d'une semaine qui a vu ce scénario inquiéter à nouveau les marchés financiers.

«Je ne le crois pas du tout», a-t-il répondu à la presse qui l'interrogeait sur les risques d'une telle rechute de l'économie, en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dans le sud de la France. Selon lui, «au niveau mondial, il est clair que nous sommes en phase de reprise, confirmée particulièrement dans le monde émergent, mais aussi dans le monde industrialisé».

Simultanéité des plans d'austérité

Toutefois, «la croissance n'est pas écrite dans le monde industrialisé, cela dépend de nous, a estimé le Français. Cela dépend de la capacité des pays industrialisés à renforcer la confiance» des ménages, des entreprises, des investisseurs et des épargnants, a-t-il ajouté.

Jean-Claude Trichet a réaffirmé que le rétablissement de cette confiance passait par «de la bonne gestion budgétaire, une gestion évidemment rigoureuse», que l'on peut selon lui aussi appeler «austérité» ou «rigueur». Et il a assuré que la simultanéité des différents plans d'austérité européens ne risquait pas de nuire à la reprise, comme le redoutent plusieurs économistes ainsi que les dirigeants américains.

Un point de vue partagé par la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, pour qui rigueur et relance, la «rilance» vont de pair.