Les premiers jours des soldes sont un succès

CONSOMMATION La chaleur y est pour beaucoup selon les commerçants...

E.M. avec AFP

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Le lancement des soldes d'été à Paris le 30 juin 2010.
Le lancement des soldes d'été à Paris le 30 juin 2010. — MEIGNEUX/SIPA

Les commerçants peuvent remercier la chaleur estivale. 24h après le début des soldes, ils se frottent déjà les mains. Car le beau temps incite les consommateurs à acheter tenues légères et maillots de bain avant de partir en vacances.

10% de hausse

Les ventes réalisées le premier jour ont enregistré une hausse d'à peu près 10% par rapport à l'année dernière à la même période, a indiqué Jean-Marc Genis, président de la Fédération des enseignes de l'habillement (FEH).

Ce «bon début» est notamment dû selon lui au beau temps mais aussi au démarrage plus tardif des soldes cette année. «Les gens se précipitent avant de faire leurs valises» pour leurs vacances d’été, avance-t-il.  

La progression des ventes atteint 8 à 10% pour les magasins indépendants adhérents de la Fédération nationale de l'habillement (FNH), selon son président Charles Melcer.

15 millions de visiteurs

«Ce qui est surprenant», c'est que beaucoup de commerçants vendent les pièces les plus légères, mais aussi le reste de la collection, note-t-il. Avec des remises à «-30, -40, -50%, on achète la météo, mais on achète aussi le prix», poursuit-il. 

Les centres commerciaux ont quant à eux connu une «fréquentation record» le premier jour des soldes, avec 15 millions de visiteurs (+8,1%), s'est réjoui le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) dans un communiqué.

Réductions importantes

Les clients ont été attirés par «des réductions plus importantes que l’année dernière, allant de 50 à 70%». Le démarrage tardif des soldes explique aussi selon le CNCC ces très bons chiffres.

Dans les grands magasins parisiens, le moral est aussi au beau fixe. Au Printemps Haussmann ou aux Galeries Lafayette, les ventes sont en forte hausse par rapport à l’année dernière. 

«Comme prévu», c'est grâce notamment à la clientèle internationale qui bénéficie de «la faiblesse de l'euro» et qui est friande «des produits vendus à Paris», a précisé à l'AFP le directeur du Printemps Haussmann, Pierre Pellarey.