La peur d'une rechute de l'économie mondiale agite les marchés

FINANCES Les perspectives de croissance sont plutôt pessimistes...

E.M. avec AFP

— 

Tarder à la bourse de Francfort en décembre 2009.
Tarder à la bourse de Francfort en décembre 2009. — D. Roland/AP/SIPA

Les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour l’économie mondiale. Entre le chômage américain en hausse, les doutes sur la croissance chinoise et la note de l’Espagne sous pression, les investisseurs craignent une rechute de la croissance. 

Récession en «W»

Les places financières étaient en petite forme ce jeudi. Tokyo a chuté de 2,04% et  Paris cédait 2,99% à la fermeture, Londres 2,26%, Francfort 1,81%, Milan 1,91%, et Madrid 0,92%.

La crainte majeure des investisseurs: la fameuse récession en «W». Un scénario catastrophe où la reprise économique de ces derniers mois serait suivie d'une brutale rechute.

Car plusieurs indicateurs sont au rouge. La Banque des règlements internationaux a mis en garde lundi les gouvernements contre une baisse de la croissance s’ils n’adoptaient pas rapidement des plans de rigueur.

Mauvaises nouvelles

Les marchés ont ensuite accueilli avec déception les perspectives de croissance de la Chine. Ces dernières ont été revues à la baisse alors que tous les espoirs de la relance économique étaient tournés vers l’économie chinoise.

Les investisseurs attendent maintenant avec anxiété la parution vendredi des chiffres du chômage américain pour le mois de juin qui permettra d’évaluer l’état de la reprise aux Etats-Unis.

Une enquête du cabinet ADP publiée mercredi a déjà montré que les créations nettes d'emplois dans le privé ont chuté de 77% en juin par rapport à mai alors que les analystes s’attendaient à une hausse.

Dégradation de la note en Espagne

La dernière mauvaise nouvelle en date concerne cette fois-ci l’Europe. L’agence de notation Moody’s a abaissé jeudi la note de cinq régions espagnoles après avoir menacé mercredi de dégrader la note souveraine de ce pays.

Confrontée à une grave crise budgétaire, l’Espagne s’est lancée dans une cure d’austérité drastique pour sortir ses comptes du rouge. Un plan de rigueur qui a encore un peu plus détérioré les perspectives de croissance du pays dans les années qui viennent.