GDF-Suez réclame une hausse de 5% des prix du gaz

ÉNERGIE 'augmentation des prix devrait intervenir au 1er juillet, selon Le Parisien...

E.M.

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Gazinière.
Gazinière. — F. MARIO/SIPA

L’annonce tombe mal. Alors que des chiffres publiés mardi ont annoncé que le nombre de Français incapables de payer leur facture allait exploser, GDF-Suez réclamerait une hausse des tarifs de 5% au 1er juillet, selon le quotidien Le Parisien dans son édition de mercredi.

Hausse de 15% en 2010

Le groupe aurait soumis à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) sa demande. Joint par l'AFP, GDF-Suez n'a pas souhaité faire de commentaire.

Si la CRE rend un avis favorable, les prix du gaz augmenteront donc au total de 15% en 2010, compte tenu de la hausse de 10% intervenue en avril.

Calcul du prix du gaz

La fixation des tarifs du gaz résulte d'une formule de calcul qui indexe les prix sur ceux du pétrole. Or, depuis plusieurs mois, les cours sont orientés à la hausse.

Selon les nouvelles règles de fixation des tarifs réglementés, le gouvernement fixe une fois par an «les barèmes» qui déterminent le cadre général dans lequel évoluent les prix du gaz naturel.

GDF-Suez doit ensuite proposer des hausses ou des baisses de tarifs dans les limites de ce cadre. La CRE approuve ou refuse cette proposition.

En mai dernier, le journal Le Figaro avait déjà indiqué que le groupe allait demander une augmentation de 5% des prix d'ici au 1er juillet.

300.000 impayés

Mais cette nouvelle hausse devrait provoquer un tollé parmi les consommateurs. Car GrDF, gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel, a indiqué mardi que le nombre de ménages incapables de payer leur facture allait exploser cette année.

«Le nombre de procédures de coupures pour impayés devrait passer de 10.000 en 2008 à 300.000 en 2010 selon les prévisions», a expliqué une porte-parole du groupe. Le nombre de coupures avait déjà bondi de 10.000 en 2008 à 100.000 en 2009.

Précarité énergétique

Il y a quelques semaines, le médiateur national de l'énergie, Denis Merville, avait lancé un appel d’urgence face à la hausse du nombre de consommateurs incapables de régler leur note d'électricité ou de gaz.

3,4 millions de ménages environ sont ainsi dans une situation de précarité énergétique: ils dépensent plus de 10% de leurs revenus pour payer leurs factures d'énergie.