Fiat veut scinder et coter en Bourse sa branche auto

A.-S. G. avec AFP

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Le patron exécutif du groupe automobile italien Fiat, Sergio Marchionne, a évoqué l'acquisition de l'allemand Opel, propriété de General Motors depuis 80 ans, dans une interview accordée au Financial Times.

Sergio Marchionne, tout juste auréolé de son succès dans l'alliance avec l'américain Chrysler, a indiqué au quotidien britannique des milieux d'affaires que Fiat, Chrysler et Opel formeraient une nouvelle entreprise générant des revenus d'environ 80 milliards d'euros (106 milliards de dollars) et des ventes de six à sept millions de véhicules par an.

Le patron s'entretiendra ce lundi 4 mai à Berlin avec deux ministres allemands: Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre de l'Economie et Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères, pour discuter de la reprise éventuelle d'Opel, en graves difficultés.

"D'un point de vue technique et industriel, c'est un mariage parfait", a-t-il déclaré au FT, ajoutant qu'une union de Fiat et d'Opel permettrait une économie d'un milliard d'euros par an. Pour sa part, le Financial Times, se basant sur les fusions dans le passé, indique qu'une telle fusion pourrait entraîner la perte de 9.000 emplois.

Si ce mariage est conclu, Fiat envisage la scission et la cotation en Bourse de sa branche automobile. Le conseil d'administration du groupe a accordé "son soutien total aux initiatives qui doivent être prises au cours des prochaines semaines par l'administrateur délégué Sergio Marchionne afin d'étudier la viabilité d'une fusion des activités de Fiat Group Automobiles (dont sa part dans Chrysler) et de General Motors Europe dans une nouvelle société", a écrit le groupe dans un communiqué.

"Dans ce cadre, le groupe pourrait évaluer plusieurs structures d'entreprise, dont un potentiel +spin-off+ (séparation) de Fiat Group Automobiles et la cotation d'une nouvelle société qui combinerait ces activités et les activités de General Motors Europe", poursuit le groupe