La Tour Eiffel, une grande PME

Anne-Sophie Galliano
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La société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE) vient d'augmenter ses tarifs avant le début de la saison touristique estivale, comme tous les ans. Les recettes induites pour la SETE (50,9 millions d'euros sur les 59,5 millions d'euros de chiffre d'affaires) permettent de financer l'entretien et le fonctionnement de la Tour.

Pour la 19ème fois, et comme tous les sept ans, la Tour Eiffel va se refaire une beauté à partir de mars 2009. Pendant 18 mois, elle va être décapée, poncée et repeinte. En quelques chiffres, 25 peintres vont se relayer sur la tour, 60 tonnes de peintures seront nécessaires, 1.500 brosses, 1.500 combinaisons de travail et 1.000 paires de gants en cuir. Le coût de ce ravalement: 4 millions d'euros, contre 3 millions d'euros pour la dernière campagne de peinture en 2001, selon la SETE.

Au-delà de la peinture, la Tour Eiffel c'est aussi l'entretien de 336 projecteurs à faisceaux lumineux, dont les lampes à sodium haute pression, d'une autonomie de 6.000 heures, qui sont changés tous les trois ans. Le prix de l'installation en 1985 s'est élevé à 4 millions de francs (609.000 d'euros) et chaque année l'exploitation annuelle coûte près de 100.000 euros, selon les chiffres de la SETE. De surcroît, 20.000 ampoules sont nécessaires pour le scintillement de la Tour Eiffel. En 2007, la consommation totale de la Tour s'élevait à 7.700.000 kWh, ce qui correspond à la consommation d'un village d'une centaine de foyers.

La Tour Eiffel est une véritable usine: elle emploie 280 personnes à la SETE, 240 aux restaurants, 50 personnes dans les boutiques souvenirs et 50 environ pour d'autres tâches, soit 620 personnes!