Nicolas Sarkozy devrait faire des propositions pour Heuliez

J.B. avec AFP

— 

Nicolas Sarkozy fera "très prochainement des propositions" concernant l'équipementier automobile Heuliez, au bord de la cessation de paiements, a indiqué lundi 23 mars l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

"Je me suis entretenu ce matin avec le Président de la République du dossier Heuliez", indique le sénateur de la Vienne dans un billet sur son blog. "Il s'est lui-même saisi du dossier et fera très prochainement des propositions". "Nicolas Sarkozy m'a confirmé son attachement à la défense de nos capacités industrielles, notamment dans les secteurs d'avenir tel que le véhicule électrique, technologie qu'Heuliez possède depuis au moins 9 ans", écrit le sénateur de la Vienne, ex-président de la région Poitou-Charentes où est installé Heuliez. L'actuelle présidente de la région, Ségolène Royal, a déjeuné ce lundi midi avec les employés puis a participé à la manifestation qui a rassemblé environ 600 personnes dans les rues de Cerizay. Ségolène Royal doit rencontrer mercredi Christine Lagarde, la ministre de l'Economie.

L'entreprise est le premier employeur industriel des Deux-Sèvres, avec 1.000 emplois directs et un millier d'autres indirects. Le sous-traitant risque de se retrouver en cessation de paiement en avril. Le président du directoire du groupe doit être reçu à Bercy. "Nous avons fait le point de la situation. Il nous manque les 10 millions d'euros que le Fonds stratégique d'investissement (FSI) ne semble pas disposer à nous verser. Sans cette somme la société est en difficulté", a précisé Paul Queveau. Le directeur général du FSI lui a répondu ce lundi. Selon Gilles Michel, le projet présenté par Heuliez au FSI ne "garantissait pas (la) pérennité" de l'entreprise, mais il existe "des pistes pour bâtir des solutions viables".

Pour lui, la direction en accord avec les salariés préconise "une solution globale, la seule favorisant l'emploi, alors que le gouvernement préfére une scission de l'entreprise, une solution avec plusieurs partenaires. Mais nous laissons la porte ouverte." Nous sommes contre le démantèlement de l'entreprise, la vente par secteur à différentes acteurs économiques. Après, ce sont les licenciements. L'entreprise est viable. Tout le monde le sait", a déclaré de son côté Emile Bregeon, représentant syndical CFDT.