Les dirigeants de la Société Générale renoncent à leurs stocks-options

A.-S. G. avec AFP

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Christine Lagarde a été entendue. Les dirigeants de la Société Générale ont renoncé complètement à recevoir leurs stock-options, face à la polémique qui fait rage et aux demandes pressantes du gouvernement français, a annoncé la banque dimanche 22 mars, dans un courrier aux salariés transmis à l'AFP. "Pour couper court aux polémiques actuelles, nous avons décidé de renoncer au bénéfice de l’attribution de ces stock-options et en avons informé le conseil d’administration", ont écrit les quatre principaux cadres dirigeants de la banque. Le courrier doit être adressé aux salariés lundi 23 au matin, a-t-on précisé au sein de la Société Générale.

Les dirigeants de la banque avaient accepté provisoirement vendredi de ne pas "exercer" les milliers de stock-options qui leur ont été attribuées cette année, sans satisfaire le gouvernement qui souhaitait les voir y "renoncer" purement et simplement. Après le président Nicolas Sarkozy, les syndicats et le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, la ministre de l'Economie Christine Lagarde est montée au créneau à son tour dimanche et a demandé aux dirigeants de la banque de renoncer complètement à leurs stock-options.

L'annonce, mercredi 18 mars, de l'attribution de 70.000 stock-options au président Daniel Bouton et de 150.000 au directeur général Frédéric Oudéa avait en effet déclenché une très vive polémique, dans un contexte marqué par la grande mobilisation sociale de jeudi. Deux autres cadres dirigeants étaient aussi concernés.