Au G20 de Londres, il faudra des "réponses concrètes" plaide François Fillon

E24 avec AFP

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Le Premier ministre français François Fillon a affirmé lundi 23 mars que les pays participant au G20 de Londres auront "le devoir d'aboutir à des réponses concrètes", notamment sur la régulation financière, pour contrer la crise, jugeant "grandes" les "chances de succès". "A Londres, nous aurons le devoir d'aboutir à des réponses concrètes", a déclaré François Fillon à Washington devant quelque 180 personnes de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, un des plus importants clubs de réflexion américains.

Selon lui, quatre piliers sont essentiels: "réforme de la régulation financière internationale, soutien à la croissance, sauvetage des banques et soutien aux pays les plus menacés". "Si un seul de ces piliers manque il n'y aura pas de reprise durable ni de confiance réelle dans le système", a fait valoir François Fillon.

"Je crois que nos chances de succès sont grandes", a-t-il ajouté qualifiant d'"étape décisive" le sommet des 20 pays développés et émergents le 2 avril "pour remettre l'économie mondiale sur les rails". "Face à une crise d'une ampleur sans précédent, nous devons démontrer que nous sommes capables d'apporter de vraies réponses et pas seulement d'énoncer des bonnes intentions", a jugé François Fillon.

"La responsabilité des gouvernants vis-à-vis d'une opinion publique mondiale légitimement angoissée est grande", a encore déclaré le chef du gouvernement français.

François Fillon a de nouveau soutenu que le plan de relance français de 26 milliards d'euros axé sur l'investissement, auxquels s'ajoutent 2,6 milliards de mesures sociales d'urgence et 6,7 milliards d'euros pour l'automobile, était suffisant. "Contrairement a une idée parfois véhiculée aux Etats-Unis", les plans de relance européens "sont massifs puisqu'ils représentent jusqu'à 400 milliards d'euros soit 3,3% du PIB européen", a-t-il fait valoir.

Il s'est toutefois dit "extrêmement attentif au respect d'une certaine mesure dans les déficits publics". "Nous n'avons pas intérêt à créer une bulle de dette publique", a-t-il martelé alors qu'en 2009 le déficit public atteindra 100 milliards d'euros, un record.