Le Grand Palais entame la dernière tranche de sa rénovation

Catherine Vincent

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Le 12 mars 2009 restera dans les annales de l'art comme le jour où fut rouverte la grande porte monumentale entre la nef et le salon d'honneur du Grand Palais rétablissant la perspective initiale des lieux. Cette porte est aujourd'hui murée. Sa destruction, programmée ce jeudi matin, symbolise le début des travaux. Pour autant, le grand public n'aura pas accès au salon d'honneur avant la fin de sa restauration en janvier 2010.

L'investissement pour cette tranche de la rénovation atteint 8 millions d'euros débloqués dans le cadre du plan d'action 2008/2011 du Grand Palais d'un montant total de 40 millions d'euros dont 20 millions pour 2009. Car si la rénovation du salon d'honneur est le premier projet mis en route après la création de la salle de projection numérique en décembre 2008, d'autres suivront. 6 millions seront ainsi consacrés à la galerie du sud-est dont les travaux de restauration et d'aménagement dureront de juin 2009 à juin 2010. Deux rotondes seront aussi rénovées (la rotonde Alexandre-III et la rotonde de la reine) entre avril et octobre 2009 pour un montant total de 2,4 millions. Le passage charretier et la loggia sont aussi concernés.

Pour financer son plan de 40 millions d'euros, l'Etablissement public du Grand Palais a emprunté 30 millions auprès des Caisses d'épargne et du Crédit Foncier tout en mobilisant 6 millions sur ses bénéfices 2007 et 2008. L'Etat a contribué à l'effort financier à hauteur de 4 millions d'euros.

Sur le plan technique, l'inscription du bâtiment du Grand Palais dans le bilan de sa société de gestion du Grand Palais lui a permis de mobiliser davantage de fonds propres pour les travaux. Le bâtiment a été valorisé 300 millions d'euros par France Domaines et son amortissement (hors amortissement du gros œuvre qui n'a pas à être refait) fait l'objet d'une dotation annuelle de 9 millions d'euros dont 7,2 millions qui ne sont pas neutralisés, nous a-t-on expliqué à la direction de l'établissement public. "Dans nos charges nettes est inscrite une dotation aux amortissements de 7,2 millions qui creuse nos résultats", a-t-on expliqué à E24. Une situation bénéfique dans le sens où le Grand Palais affiche une perte comptable de 3,5 millions d'euros en 2008 pour une capacité d'autofinancement intégralement réinvestie dans les travaux de 2,5 millions. Car avec un résultat négatif, l'établissement public n'est plus soumis à l'impôt sur les sociétés. Ce sont quelque 800.000 euros qu'il conserve de ce simple fait.

Sur les 40 millions du plan de développement 2008/2011, 13 millions seront consacrés à la restauration et la mise en exploitation des nouveaux espaces tandis que 25 millions sont destinés à "améliorer l'offre de la Nef" (équipement, sécurité, chauffage, climatisation, etc.). Encore plusieurs année de travaux…