"Administrés-administration, le lien se rompt", selon le Médiateur de la République

J.J. avec AFP

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L'administration française a de gros progrès à faire en matière d'accueil du public. "La qualité d'accueil des services publics" demeure un point noir dans les relations entre l'administration et les usagers, constate le Médiateur de la République dans son rapport annuel qui doit être rendu public ce mercredi 18 mars. Les principes d'"accessibilité", "rapidité", "courtoisie", "clarté des réponses", "esprit d'écoute, de rigueur et de transparence", inscrits depuis janvier 2005 dans la Charte Marianne pour un "meilleur accueil" dans les services publics, "restent parfois lettre morte", écrit Jean-Paul Delevoye dans son rapport adressé au président de la République.

"Administrés-administration, le lien se rompt", observe-t-il. Il en va ainsi de l'absence de réponse qui "peut fragiliser davantage encore des personnes déjà en situation précaire", remarque le médiateur. Il cite l'exemple d'une mère de famille qui attend depuis novembre 2004 le certificat de nationalité française de ses trois enfants alors que son dossier a été jugé "complet".

Le Médiateur dénonce également les "conditions déplorables d'accueil de certaines préfectures". Pour une demande de titre de séjour, un père de famille a subi "plus de 20 heures d'attente pour un résultat nul". L'accueil du public et l'insécurité juridique étaient les deux principales thématiques retenues par le médiateur pour l'édition 2009 de son rapport annuel. D'autres dossiers portent sur l'indemnisation des travailleurs de l'amiante, l'indemnisation des victimes des essais nucléaires, la réforme des expertises médicales judiciaires, la réfome du PACS, ainsi que le malendettement et

l'encadrement du crédit-revolving
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