Le directeur de 3M à Pithiviers toujours retenu dans son bureau

AFP

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Le directeur de la société pharmaceutique 3M implantée à Pithiviers (Loiret) est retenu depuis mardi après-midi dans son bureau par les salariés qui veulent "une renégociation" des modalités de départs. A 13h, il était toujours retenu dans son bureau, les stores fermés. Les salariés ont gardé leur patron toute la nuit. Ils se sont relayés toutes les quatre heures par groupes de vingt. "Ca se passe bien, je suis pas maltraité, je n'ai pas de problème particulier" a-t-il déclaré à des journalistes qui sont parvenus à le joindre.

"Nous demandons une renégociation des indemnités de départ, une prime de transfert, un congé de mobilité de 24 mois", a expliqué à l'AFP Jean-François Caparros, délégué syndical FO. "Des négociations se sont déroulées dans la nuit mais elles n'ont pas abouti." a indiqué le syndicaliste. Elles devaient reprendre dans la matinée en présence du sous-préfet. "Tout le monde est très motivé. Cette action est notre seule monnaie d'échange. Mais il n'y a pas d'agressivité". a indiqué le syndicaliste.

L'usine appartient au groupe diversifié américain 3M et est spécialisée dans la chimie fine ainsi que la production de médicaments. Elle emploie 235 salariés. Mais la direction a annoncé, en décembre 2008, la suppression de 110 postes et le transfert de 40 autres dans une société qui doit s'implanter à Pithiviers, courant 2009. La direction a justifié cette décision par "une baisse constante de la demande de ses clients qui entraîne une surcapacité de production".

"C'est un gâchis. 3M se porte bien, fait des bénéfices. La direction est responsable de cette situation", a déploré Jean-François Caparros.