Les titres Fortis et BNP Paribas soutenus par l'accord avec l'Etat belge

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Les titres Fortis et BNP Paribas profitent de l'annonce d'un accord entre la banque française et l'Etat belge au sujet de la reprise des activités de Fortis Banque en Belgique et au Luxembourg, pour 10,4 milliards d'euros. L'action Fortis bondit de près de 24% à 1,19 euro, tandis que BNP Paribas recule de 0,1% à 21,72 euros, dans un marché en recul de 1,7%.

L'opération, troisième transaction entre les deux parties, est saluée par certains courtiers. "Nous pensons que la transaction est attrayante pour BNP Paribas, qui reprend un ensemble d'activités prévisibles", une exposition aux marchés émergents, et une large base de dépôts et d'actifs sous gestion, souligne le courtier Keefe, Bruyette & Woods, dans une note aux investisseurs.

D'autres analystes sont plus prudents, à l'instar Benoit Petrarque, chez Kepler Capital Markets. "Nous pensons qu'il y a toujours des risques légaux qui pourraient peser sur le titre" Fortis. Parmi les risques, le rejet réitéré de la transaction par l'association des petits porteurs. CIC souligne le caractère positif de cette opération de consolidation de l'industrie bancaire européenne, mais pense que l'action BNP Paribas pourrait souffrir des "inquiétudes sur la qualité du bilan de Fortis".

BNP Paribas a de son côté précisé lundi 9 mars dans une conférence téléphonique avec les analystes financiers être confiante quant à l'obtention d'une large majorité lors du vote des actionnaires de Fortis Holding, prévu le 8 ou le 9 avril prochain. Le président du conseil d'administration de Fortis holding, Jozef De Mey, serait en outre le mieux placé pour s'attirer les faveurs de Ping An, l'actionnaire chinois de Fortis hostile au précédent projet de rachat. Le dirigeant est actuellement en Chine pour une série de réunions, a confirmé à RTL une porte-parole de Fortis holding.

La banque de la rue d'Anrtin a par ailleurs ajouté qu'en cas de vote favorable, l'opération devrait être conclue d'ici la fin avril et qu'un "plan complet et détaillé d'intégration" serait présenté à l'automne. Le groupe prévoit d'étaler les charges de restructurations entre 2009 à 2011, et table sur des synergies à compter de 2010.