Gascogne sous pression

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Groupe Gascogne est dans une mauvaise passe. Face à une chute brutale des volumes vendus fin 2008, la société a vu son résultat net fondre de 12,4 à 1,4 million d'euros l'an dernier. Le groupe annonce en outre ne pas avoir respecté les ratios financiers attachés à son crédit syndiqué, l'obligeant à engager des négociations avec ses banques sur les conditions de remboursement anticipé de sa dette. Celle-ci se montait à 117,5 millions d'euros fin 2008. Les fonds propres du groupe atteignent 180,3 millions d'euros à la même date.

"L'ampleur de la crise mondiale et la chute brutale des volumes qui s'en est suivi n'ont pas permis d'afficher en 2008 le niveau de résultats escompté au vu des progrès réalisés", observe François Vittoz, le PDG de Groupe Gascogne dans un communiqué de presse.

Gascgone ne fournit pas de prévision chiffrée, mais annonce la poursuite des efforts de réduction des coûts et des suppressions des postes. Le groupe espère bénéficier de la baisse du prix des matières premières pour faire face à "une incertitude sur les volumes d'activité des prochains mois". L'année est également marquée par les effets dévastateurs de la tempête Klaus sur la filière bois. "La région des Landes de Gascogne a été touchée par une tempête d'ampleur exceptionnelle dévastant 300.000 hectares de fortêt et mettant au sol 6 à 7 années de récoltes. Cette tempête (...) va nécessiter de stocker sous aspersion le maximum possible de ces bois et de replanter les parcelles dévastées", explique Gascogne dans un communiqué de presse.

L'an dernier, le résultat opérationnel a chuté de 63% à 9,3 millions, comme le bénéfice opérationnel courant, qui s'est replié à 4,7 millions. La baisse des volumes, la hausse des prix des matières premières et des parités de changes défavorables ont amputé les résultats à l'opérationnel de 32,7 millions d'euros. Leur impact n'a été que partiellement compensé, à hauteur de 27,6 millions, par des hausses de prix et des "réductions de coûts", notamment des "réductions d'effectifs temporaires", la fermeture du site de Givet (Ardennes, 56 personnes) et des arrêts de production "dans toutes les activités en fin d'année".

Compte tenu de la chute de ses résultats, de la rupture des ratios financiers, et de la conjoncture, la société ne versera pas de dividende au titre de l'exercice écoulé.