Caisse d'Epargne: perte inédite de plus de 2 milliards en 2008

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La Caisse d'Epargne a accusé une perte de plus de 2 milliards d'euros en 2008, la première de l'histoire du groupe vieux de près de deux siècles, à cause de sa filiale Natixis et de manière plus générale de la crise financière, a-t-il annoncé jeudi 25 février dans un communiqué. La perte atteint 2,02 milliards, alors que la banque avait dégagé un bénéfice de 1,4 milliard l'an passé.

"La crise financière a eu impact sur le groupe de 3,3 milliards d'euros", dont 1,3 milliard sont liés aux déboires de Natixis, sa filiale commune avec le groupe Banque Populaire avec lequel elle s'apprête à se marier. L'initiative malencontreuse ses traders au mois d'octobre lui a coûté 800 millions d'euros (contre une première estimation de 600 millions d'euros perdus), auxquels se sont ajoutés des "ajustements sur son portefeuille" à hauteur de 1,2 milliard d'euros.

Ces pertes à répétition avaient entraîné la démission des dirigeants du groupe, Charles Milhaud et Nicolas Mérindol, même si ces derniers ont été "reclassés" à des postes importants dans le groupe.

Initialement envisagé au printemps, la fusion des organes centraux des deux établissements s'est accéléré ces dernières semaines sous l'impulsion de l'Elysée.

La Caisse d'Epargne avait nommé auparavant à la présidence de son directoire François Pérol, le secrétaire général adjoint de l'Elysée qui est appelé à diriger la nouvelle banque née de la fusion avec la Banque Populaire. M. Pérol a assisté à la fin du conseil de surveillance de la Caisse d'Epargne dont les membres ont approuvé la nomination, a-t-on appris. Le conseil avait préalablement accepté la démission de Bernard Comolet, qui conservera un siège au conseil de surveillance, dont il assurera la vice-présidence.