Caisse d'Epargne - Banque Populaire: l'union est actée

— 

Les instances dirigeantes des groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne ont "approuvé les principes du rapprochement" de leurs deux organes centraux, "devant conduire à la naissance du deuxième groupe bancaire français", selon un communiqué conjoint publié jeudi 26 février. "Les parties entendent poursuivre leurs travaux et solliciter les autorisations requises en vue d'une signature des accords définitifs avant la fin du premier semestre 2009", ont précisé les deux groupes.

Les deux banques avaient annoncé plus tôt jeudi la nomination de François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête de chacun des établissements. Dans un second temps, M. Pérol doit devenir le patron du nouvel ensemble issu de la fusion. "Le projet de rapprochement repose sur la création d'un nouvel organe central commun aux réseaux des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne et détenu à parité entre les deux groupes", indique le communiqué.

Cet organe regroupera l'ensemble des filiales des deux groupes, à l'exclusion, "dans un premier temps", des actifs immobiliers des deux groupes, soit, côté Caisse d'Epargne, du promoteur Nexity, de la filiale de crédit immobilier Crédit Foncier ainsi que du courtier en ligne Meilleurtaux, et, côté Banque Populaire, de l'administrateur de biens et de transactions immobilières Foncia. Seront également laissés temporairement hors du périmètre de la fusion diverses pariticipations, notamment la Banque Palatine (Caisse d'Epargne).

Le nouvel organe central prendra la forme d'une société anonyme à directoire et conseil de surveillance. M. Pérol prendra la présidence du directoire et Philippe Dupont, actuel président de Banque Populaire, celle du conseil de surveillance pour deux ans. Au terme de son mandat, M. Dupont sera remplacé par un membre de la Caisse d'Epargne, dans le cadre d'une présidence alternée entre les deux groupes. Très actif dans la finalisation de cette union, l'Etat "a souhaité soutenir la constitution du nouveau groupe en proposant d'effectuer un apport en fonds propres". L'Etat va ainsi souscrire pour 5 milliards d'euros de titres de dette et actions de préférence.