C'est arrivé dans la semaine du 16 février 2009

Catherine Vincent

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Une semaine bien remplie sur le plan économique et social! Comme toutes les semaines depuis le début de la crise. A l'international, l'actualité a été marquée par le nouvel appel à l'aide des constructeurs automobile menacés de faillite au lendemain de la mise en route du plan de relance Obama. General Motors et Chrysler réclament 21,6 milliards de dollars. Sinon, ils mettront la clé sous la porte et licencieront plus d'un million de personnes avec des réactions en chaîne dans les industries connexes. Pour preuve, Goodyear qui s'est déjà séparé de 4.000 personnes prévoit 5.000 suppressions de postes supplémentaires.

Dans un tel contexte, le gouvernement américain a-t-il d'autre choix qu'apporter son soutien aux secteurs en grande difficulté comme l'automobile mais aussi l'immobilier et continuer ainsi à creuser le déficit des Etats-Unis qui atteignait déjà 8,3% du PIB avant le vote du plan Obama de 787 milliards de dollars? Peu importe, puisque l'adoption de ce plan est, pour le président américain "le début de la fin" de la crise.

Ce n'est pas une impression partagée. Tous les Etats sont confrontés à la même situation. Arbitrer entre l'aide qu'ils peuvent apporter à leur économie nationale et les dangers de déficits trop importants. La France a tranché. Sa priorité va à la relance. Tant pis pour les avertissements de la Commission européenne qui a engagé une procédure pour déficit excessif contre six pays membres de l'Union européenne… dont la France. Et le déficit de la France va très certainement se creuser encore avec les mesures sociales annoncées par Nicolas Sarkozy. Aux partenaires sociaux il a présenté plusieurs propositions, parmi lesquelles des baisses d'impôt pour les classes moyennes ou une meilleure indemnisation du chômage partiel. Le coût? Entre 1,65 et 2,65 milliards d'euros selon le chiffrage de l'Elysée. C'est un début mais c'est insuffisant, répondent les syndicats qui entendent maintenir la pression.

Après l'aide aux banques, l'aide au secteur automobile, vient donc l'aide aux personnes victimes de la crise. Elles sont nombreuses et la situation ne va pas s'arranger au fil des prochains mois. Déjà, L'Oréal, groupe puissant et en apparence intangible, gèle les embauches avant de réduire ses effectifs. Le groupe est solide mais dans la tempête économique actuelle, il doit revoir sa stratégie et peut-être aller davantage vers les produits moins chers.

Une obligation devant la baisse généralisée du pouvoir d'achat. Et ce ne sont pas les Guadeloupéens qui diront le contraire. L'île, dont la situation économique est plus que tendue, est à feu et maintenant à sang puisque l'on compte un mort. La situation s'envenime chaque jour avec de nouvelles flambées de violence et le gouvernement ne parvient pas à enrayer la crise. Nicolas Sarkozy a reçu les présidents des collectivités locales et les parlementaires des départements d'Outre-mer, "afin de faire un point" sur leur situation "dans le contexte de la crise économique". Dernière avancée gouvernementale? Le Premier ministre François Fillon veut soumettre aux Guadeloupéens une augmentation des bas salaires. Et devant les élus, soit au 29e jour de grève qui paralyse la Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a annoncé un effort de 580 millions d'euros en leur faveur.

Même en métropole, la situation est peu réjouissante. Le chômage ne cesse d'augmenter et le chiffre des annonces d'emploi est bloqué, autant pour les employés que pour les cadres. Alors ils se tournent vers les réseaux sociaux professionnels pour s'assurer un avenir. Même ceux qui ont un emploi sont inquiets, alors mieux vaut se prémunir de quelques conseils pour optimiser son réseau. Ça peut toujours servir.