Berlin serait prêt à accorder 5 milliards d'euros à Opel, à ses conditions

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L'Etat allemand est prêt à apporter jusqu'à 5 milliards d'euros au constructeur automobile Opel dans le cadre d'un plan de sauvetage solide du groupe, or il estime non viable celui présenté vendredi 27 février

par sa maison-mère General Motors
, affirme un journal samedi 28 février.

L'Etat est prêt à accorder des garanties publiques et des crédits à Opel, et également en recours ultime à prendre une participation "temporaire" allant jusqu'à 20% du capital par le biais des quatre Etats régionaux (Länder) où sont localisées des usines Opel, rapporte le Leipziger Volkszeitung, en citant des sources proches du gouvernement allemand.

A la condition toutefois qu'un plan de sauvetage solide soit mis sur les rails, or celui présenté vendredi par General Motors est jugé non viable par Berlin qui n'entend pas "agir sur cette base", affirme le journal. Un membre du gouvernement à Berlin a jugé que le plan présenté par GM était "une blague grâce à laquelle General Motors espère décrocher de l'argent public", rapporte le Leipziger Volkszeitung. "Il n'y aura en aucun cas un sauvetage par l'Etat à tout prix", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat.

General Motors a présenté vendredi les grands axes du plan de sauvetage de sa filiale allemande, qui prévoit une autonomie accrue pour Opel et réclame 3,3 milliards d'euros d'aides publiques. Selon GM, Opel, qui emploie près de 26.000 personnes en Allemagne, a besoin pour survivre de 3,3 milliards d'euros des pouvoirs publics, de 3 milliards de sa maison-mère américaine et de réaliser seul environ 1 milliard d'économies.

Berlin discute depuis fin novembre d'une

aide pour Opel
, et privilégie l'hypothèse d'une garantie publique pour ses crédits à celle d'une participation de l'Etat au capital.