Reprise de l'économie: Obama appelle à la patience

A.-S. G. avec AFP

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Deuxième grande messe devant la presse pour le président Barack Obama. Ce dernier a tâché de rassurer les Américains sur une reprise de l'économie américaine, tout en exhortant les citoyens à la patience. "Nous commençons à voir des signes de progrès", a-t-il dit en rappelant le gigantesque plan de relance et la multitude de mesures adoptées en seulement 64 jours pour faire cesser l'hémorragie des saisies immobilières, favoriser les crédits à la consommation ou assainir les banques. "Nous allons nous remettre de cette récession. Mais cela réclamera du temps, cela réclamera de la patience", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la confiance des investisseurs dans l'économie ou le dollar, Barack Obama a fait remarquer que le dollar est extraordinairement fort en ce moment. "Et la raison pour laquelle le dollar est fort en ce moment, c'est parce que les investisseurs considèrent que les Etats-Unis ont l'économie la plus forte au monde, avec le système politique le plus stable au monde", a insisté le président. Face à la demande de la banque centrale chinoise d'une nouvelle monnaie de réserve en remplacement du dollar, Obama a clairement affirmé qu'il ne croit "pas à la nécessité d'une monnaie mondiale". Le président a aussi préparé les Américains à d'autres mesures et s'est associé à l'appel de son administration à une nouvelle autorité de régulation dotée du pouvoir de liquider les sociétés financières non-bancaires.

Une réponse au scandale d'AIG, qui avait versé au moins 165 millions de dollars de primes à certains cadres alors qu'il ne devait son salut qu'aux injections d'argent de l'Etat. L'époque des "primes démesurées et de la spéculation effrénée" est révolue, a-t-il dit, tout en prévenant qu'il ne fallait pas "diaboliser chaque investisseur et chaque entrepreneur qui cherche à faire des profits", parce qu'ils font la prospérité américaine. Enfin, Obama a dû défendre son budget, qui ne braque pas seulement ses adversaires républicains à cause du déficit record prévu, mais fait aussi tiquer les démocrates. Les affaires internationales ont été reléguées au second plan, malgré l'approche de grands rendez-vous comme les sommets du G20, de l'Otan, et de l'Union européenne-Etats-Unis, en avril.