L'automobile anglaise demande une prime à la casse

Catherine Vincent

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En Angleterre, le marché automobile demande à corps et à cri l'instauration d'une prime à la casse comme l'ont notamment fait la France, l'Allemagne et l'Italie. Il est vrai que les ventes de voitures neuves s'effondrent. Sur le mois de mars, elles ont chuté de 30,5% (à 313.912 véhicules) par rapport à mars 2008, selon les chiffres de l'Association des constructeurs automobiles britanniques (SMMT).

Ford arrive en tête des ventes (52.289 voitures) avec une part de marché de 16,66% devant Vauxhall (Opel) 12,74% (40.000 véhicules) et Volkswagen (7,79%, 24.000 véhicules). Le reste du marché est très éparpillé sachant que Peugeot a vendu 17.412 voitures au Royaume-Uni au mois de mars 2009 (5,55% de part de marché) et Renault 10.227 (3,26% de part de marché). Corvette a pour sa part vendu 10 voitures en mars 2009 soit une progression de 233% par rapport à ses ventes de mars 2008.

Sur l'ensemble du premier trimestre 2009, les ventes de voitures ont chuté de 29,7% à 480.358 véhicules. Mais cette tendance, comme partout dans le monde, ne s'applique pas à toutes les catégories de voitures. Les parts de marché des petites voitures et des diesels s'améliorent.

C'est cependant loin d'être suffisant pour l'Association des constructeurs automobiles qui table sur l'annonce de la création d'une prime à la casse par le ministre des Finances Alistair Darling dans le cadre du Budget qu'il présentera le 22 avril prochain. Le plan de soutien au secteur automobile mis en place par le gouvernement britannique est pour l'instant très modeste. Il consiste à garantir aux constructeurs des prêts destinées en particulier à promouvoir la construction de véhicules écologiques à hauteur de 2,3 milliards de livres (2,5 milliards d'euros environ).

A titre de comparaison, le gouvernement français a instauré une prime à la casse de 1.000 euros pour les voitures de plus de 10 ans au 1er janvier 2009 et a mis en place un plan d'aide aux constructeurs de 7,8 milliards d'euros, dont des prêts de 3 milliards pour chacun des deux constructeurs français PSA Peugeot Citroën et Renault.