Polémique sur la mise en vente de la sirène des usines Renault

Julien Boudisseau

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Quand on touche à un symbole, les esprits s'échauffent. Depuis le début du mois de janvier, la mairie de Boulogne-Billancourt et l'étude Bonhams s'écharpent, gentiment, sur la vente aux enchères de la sirène de l'usine Renault organisée dans le cadre du salon Rétromobile.

La mairie de Boulogne s'est, dans un premier temps, montrée intéressée. Elle s’est ensuite retirée de la course arguant que ladite sirène ne serait pas l'engin historique qui a rythmé la vie des ouvriers de 1934 à 1992. Le maire, Pierre-Christophe Baguet, a même fait voter un voeu lors du Conseil municipal du 29 janvier pour arrêter la position de la ville sur la question. Selon ce texte, "la sirène mise en vente est celle de la sécurité civile, installée à l'époque pour des raisons pratiques sur l'emprise des bâtiments Renault de l'Ile Seguin. En conséquence (...) la Ville arrête une offre d'achat à 15.000 euros et ne participe en aucun cas à une vente aux enchères risquée pour les finances communales."

Pour Bonhams, la ville cherche simplement "à acquérir la sirène à bas prix". "Il n'y a aucun doute que ce soit la bonne", indique Pierre Novikoff, expert en automobiles anciennes pour Bonhams. L'étude reconnaît tout de même, en jouant sur les mots, qu'il y avait bien deux sirènes sur le site. La mise à prix de l'engin, samedi 7 février, sera comprise entre 8.000 et 12.000 euros. Des collectionneurs seraient déjà sur les rangs et Bonhams attend de nombreuses enchères. Quand bien même ce ne serait pas LA sirène de Billancourt, c'est toujours une sirène de Billancourt. Un bout du symbole.

La vente a lieu samedi 7 février à partir de 17h30 dans le cadre du salon Rétromobile qui se tient porte de Versailles à Paris.

Pour vous faire une idée, une vidéo d'un essai de la sirène réalisé en janvier dernier