La République tchèque veut coordonner la réponse européenne à la crise

E24 avec AFP

— 

La République tchèque prend les choses en main. Et égratigne, par la même occasion, Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a confirmé lundi 9 février à Prague l'intention de la présidence tchèque de l'Union européenne de convoquer un sommet extraordinaire fin février à Bruxelles pour coordonner la réponse européenne à la crise économique. "Un grand nombre de pays adopte des mesures plus ou moins sélectives pour lutter contre l'impact négatif de la crise. Mais pour sortir en bonne santé de cette crise, il faut agir de manière unique et coordonnée", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Prague.

La date de ce conseil européen informel sera fixée mercredi. "L'objectif de cette rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement sera d'examiner les mesures prises jusqu'à présent dans le cadre du plan de relance, et l'efficacité de ces mesures", a-t-il ajouté.

Mirek Topolanek a plusieurs fois mis en exergue la nécessité d'une "approche coordonnée" des pays membres de l'UE afin d'endiguer la crise. Il a expliqué que "les dernières démarches et déclarations sélectives et protectionnistes, faites entre autres par le président (français Nicolas) Sarkozy", avaient fini par le convaincre de la nécessité de ce sommet extraordinaire. Toute tentative protectionniste "sape" l'espoir de résoudre la crise, a-t-il dit en référence aux

récentes déclarations de Nicolas Sarkozy
sur la nécessité de "relocaliser" en France les industries françaises déployées ces dernières années hors du pays.

A Bruxelles, le porte-parole de la Commission européenne, Johannes Laitenberger, a indiqué que le prochain sommet informel permettrait de préparer le sommet européen des 19 et 20 mars qui doit être consacré largement à la crise et à la préparation du sommet du G20 du 2 avril à Londres.