Sarkozy prépare son intervention télévisée

E24 avec AFP

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Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, devrait intervenir dans la semaine à la télévision pour évoquer la crise et apporter une réponse à la grève de jeudi. "Le président réfléchit à une intervention plus globale vis à vis des Français. La date n'est pas définie. Il devrait se décider dans les prochains jours. Il réfléchit au meilleur moment pour communiquer vis-à-vis des Français", a déclaré Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, sur Radio J. Selon le Figaro, le chef de l'Etat devrait s'exprimer jeudi soir.

Nicolas Sarkozy "sait très bien qu'il y a une grosse attente en matière de pédagogie d'explication", a-t-il ajouté trois jours après les grèves et manifestations. "La pire des réponses serait de changer totalement de cap" en matière économique, a-t-il poursuivi. Le secrétaire d'Etat à l'Industrie répondait à François Chérèque (CFDT), qui demandait sur Europe 1 ce changement de cap avec des mesures en faveur de la relance de la consommation et d'un moratoire sur les suppressions de postes dans la fonction publique.

Après la grève nationale du jeudi 29 janvier (entre 1 et 2 millions de manifestants), les syndicats attendent la réponse de Nicolas Sarkozy avant de décider d'appeler à de nouveaux mouvements sociaux. "Les choses vont beaucoup dépendre de ce qu'il va dire cette semaine s'il s'exprime", a indiqué François Chérèque, invité du "Grand rendez-vous - Europe 1 - Aujourd'hui en France". Lors de la réunion intersyndicale prévue lundi 2 février, les syndicats, selon lui, seront "plutôt dans une démarche d'attente".

Le même jour seront aussi publiés les chiffres du chômage de décembre qui s'annoncent mauvais.

"Il y a deux façons de faire : on fixe une date pour une nouvelle initiative intersyndicale et on voit si cette date tient ou pas en fonction de ce que dira le président de la République, ou on attend ce que dira le président de la République et on fixe une date après", a-t-il expliqué. François Chérèque s'est refusé à choisir entre les deux attitudes, car avec les autres leaders syndicaux, "on s'est mis d'accord de ne pas faire d'annonce prématurée pour prendre les décisions en commun". En tout état de cause, il a estimé qu'on "ne pouvait pas faire une manifestation tous les 15 jours". Le leader de la CFDT a espéré que le chef de l'Etat fixe aux syndicats un rendez-vous à une date proche: "si c'est dans les dix jours qui viennent, c'est bien, si c'est fin février c'est trop loin".