Madrid adopte de nouvelles mesures pour l'emploi

E24 avec AFP

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Le gouvernement socialiste espagnol a approuvé vendredi 6 mars un décret-loi compilant plusieurs mesures destinées à lutter contre l'envolée spectaculaire du chômage qui a atteint un

niveau record
dans l'UE. "Il s'agit d'un ensemble de six mesures analysées par le gouvernement et les partenaires sociaux, destinées à fournir une couverture adéquate aux chômeurs, freiner la destruction d'emploi, favoriser la sauvegarde des emplois actuels, et donner une impulsion à la création de nouveaux postes de travail", selon le compte rendu du Conseil des ministres.

Parmi les mesures figurent des baisses de cotisations sociales pour les entreprises qui adoptent des mesures temporaires de réduction d'activité, afin de les inciter à adopter ce type de mesures plutôt que des licenciements, ou bien des bonifications pour les entreprises qui embauchent un chômeur. De plus "aucune entreprise viable et solvable ne devrait fermer parce qu'elle n'arrive plus à payer la Sécurité sociale", estime le gouvernement, qui compile une liste de cas dans lesquels les entreprises seraient dispensées de ces cotisations. Ou encore des mesures permettant à un salarié de ne pas voir ses droits à l'assurance chômage diminuer en cas de réduction temporaire d'activité.

Le gouvernement fait aussi la promotion de l'emploi à temps partiel en adoptant des mesures d'incitations pour les employeurs. Au total fin février, l'Espagne, durement frappée par la crise économique, comptait

3.481.859
personnes au chômage et les perspectives sont mauvaises. La banque BBVA estime qu'il y aura 4,5 millions de chômeurs en 2010 alors que le pays est entré en récession fin 2008.

Ces mesures viennent s'ajouter à d'autres déjà adoptées en plusieurs fois depuis 2008. Madrid a notamment alloué 14 milliards d'euros aux familles, notamment via une baisse de l'impôt sur le revenu, entre 2008 et 2009 et approuvé un plan de relance des travaux publics de 11 milliards d'euros. Le gouvernement a par ailleurs ouvert, via l'organisme de crédit officiel ICO, une nouvelle ligne de crédit de 6 milliards d'euros pour les moyennes entreprises rencontrant des difficultés de financement.