Italie: 17,8 milliards d'euros débloqués pour des grands travaux

E24 avec AFP

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Une enveloppe de 17,8 milliards d'euros a été débloquée vendredi 6 mars pour la construction d'infrastructures en Italie, en particulier un pont suspendu entre la Péninsule et la Sicile, qui sera le plus grand du monde, a annoncé le gouvernement de Silvio Berlusconi.

Les fonds pour les infrastructures serviront notamment à la construction d'un pont sur le détroit de Messine pour relier la Sicile au reste de l'Italie, promesse électorale de Silvio Berlusconi. 1,3 milliard d'euros sera consacré à ce projet pharaonique et controversé - dont le coût total est estimé à 6 milliards d'euros, long de 3.690 mètres et suspendu à 64 mètres au-dessus de la mer.

Le Comité interministériel pour la programmation économique (CIPE) a donné son feu vert au déblocage de 16,6 milliards d'euros, 8,510 milliards provenant de ressources publiques, et 8,090 de contributions privées. A cette somme vient s'ajouter 1,2 milliard d'euros destinés uniquement aux établissements scolaires (mises aux normes notamment) et aux prisons. 800.000 euros sont également destinés à la poursuite des travaux du "Moïse", système de digue devant protéger Venise des eaux. Les grandes lignes de ce programme de grands travaux avaient été dévoilées le 18 décembre dernier.

Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien s'affiche optimiste face à la crise économique mondiale. Le fait que "les médias continuent à décrire la crise comme quelque chose de tragique va contre l'intérêt tous. C'est exagéré car la crise est lourde mais pas tragique", a-t-il estimé vendredi. La crise "existe mais elle est décrite dans les médias de façon (trop) dramatique", a-t-il ajouté, soulignant que "les pertes enregistrées par les bourses étaient seulement dues à une poignée d'actions".

En Europe, "personne n'a fait plus que nous face à la crise", a affirmé Silvio Berlusconi, à l'issue de la réunion gouvernementale qui a donné son feu vert à un programme de grands travaux. Les gouvernements européens sont intervenus avant tout pour "sauver les banques, pas pour soutenir l'économie", a-t-il expliqué.