Christian Noyer estime qu'une sortie de crise est possible vers la fin de l'année

E24 avec agences

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Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, est optimiste. Il estime qu'avec les plans de relance décidés par les Etats, une sortie de crise est possible vers la fin de l'année. Invité samedi 7 février de l'émission de Jean-Marie Colombani sur France Culture, Christian Noyer, également membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, s'est montré rassurant sur l'état du système financier en France et a exclu un éclatement de la zone euro.

"Il y a plusieurs raisons qui nous font penser qu'il n'est pas déraisonnable d'espérer sortir de la récession d'ici la fin de l'année et avoir à nouveau une croissance positive en fin d'année et l'année prochaine en moyenne," a-t-il indiqué. Outre les plans de relance, Christrian Noyer a évoqué la baisse de l'inflation qui relance le pouvoir d'achat et soutient la consommation, et la politique monétaire des banques centrales, qui ont baissé leurs taux d'intérêt et abreuvé le marché en liquidités pour que les baisses de taux se transmettent à l'économie réelle. "On en voit les effets d'ores et déjà dans l'économie," a-t-il souligné.

Selon Christian Noyer, le plan de relance (de 26 milliards d'euros) aura un impact rapide. "De notre point de vue, c'est un plan de relance qui doit avoir un effet assez fort sur la remontée de la production, donc de l'emploi," a-t-il dit en insistant sur la nécessité de coordonner les plans de relance dans le monde et ensuite, une fois la récession passée, de remettre de l'ordre dans les finances publiques. "Il est tout à fait légitime dans une période de très grand ralentissement économique, en l'espèce une période de récession, que les Etats modifient leur politique budgétaire pour relancer la machine," a-t-il fait valoir.

Christian Noyer a enfin exclu que les difficultés budgétaires de pays comme la Grèce, l'Irlande ou l'Espagne puissent conduire à un éclatement de la zone euro. Selon lui, la zone euro est solide, "il n'y aucun risque que les difficultés actuelles, même les difficultés budgétaires et donc de signature sur les marchés de certains pays, se traduisent par un affaiblissement de la zone euro," a-t-il déclaré. "La sortie de la zone euro est impensable, elle aurait des conséquences qui seraient dramatiques pour le pays qui le fait, donc personne n'y songe".