Plan d'aide à l'automobile: Paris reculerait sur les conditions imposée aux constructeurs

E24 avec AFP

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Le plan français de soutien à l'industrie automobile n'est pas protectionniste. La Commission européenne s'est dite "satisfaite" après avoir obtenu des "garanties" du gouvernement français sur l'absence de mesures contraire au droit européen. La France s'est engagée à ce que "les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France", précise l'exécutif européen dans un communiqué diffusé samedi 28 février.

A lire la déclaration de la Commission, le gouvernement français semble être revenu sur son intention d'interdire toute fermeture d'usine aux constructeurs bénéficiant de prêts de l'Etat. Une condition pourtant posée fermement par le président Nicolas Sarkozy dans une intervention télévisée début février. Paris a-t-il donc renoncé à obtenir un engagement "moral" des constructeurs à maintenir leurs usines en France? Cela reste à confirmer. Contacté par E24, le secrétariat d'Etat à l'industrie n'a pas souhaité commenter cette information pour l'instant.

Paris n'aurait guère eu d'autre choix que de revenir sur la parole présidentielle. La Commission et la présidence tchèque de l'UE avaient prévenu que de telles conditions seraient contraires aux traités européens. La France était depuis au premier rang des pays accusés de revenir à des méthodes protectionnistes pour protéger son industrie face à la crise. Cette polémique, qui n'avait fait qu'enfler ces dernières semaines, menaçait en outre de gâcher le sommet européen spécial qui se tient ce dimanche 1er mars à Bruxelles sur la crise économique.