Les directeurs de la Société Générale et du Crédit Agricole ne voudraient pas renoncer à leur bonus

E24 avec AFP

— 

Les directeurs généraux de la Société Générale et du Crédit Agricole ont dit non, selon le Journal du Dimanche, à la demande de Nicolas Sarkozy de renoncer à leur bonus pour l'exercice 2008, en contrepartie du soutien financier que l'Etat a apporté aux banques. Toujours selon le JDD, le directeur général du Crédit Agricole Georges Pauget estime que la fixation de sa rémunération dépend de son conseil d'administration et de son comité de rémunération.

De leur côté, le président et le directeur général de BNP Paribas, Michel Pébereau et Baudoin Prot, ont décidé de renoncer à leur rémunération variable pour 2008, selon une porte-parole de la banque. Ils avaient l'an dernier respectivement touché 875.000 et 2,27 millions d'euros au titre de cette part variable, a aussi précisé la banque.

Le président de la République a demandé jeudi aux dirigeants des banques françaises de suspendre cette année la "part variable" de leurs rémunérations sur les résultats de 2008, en contrepartie du soutien financier que l'Etat leur a apporté. L'Etat a accordé aux banques françaises en décembre une première tranche de prêts de 10,5 milliards d'euros.

Le ministère des Finances a précisé cette semaine que les banques pourraient bénéficier d'un nouveau prêt de l'Etat de 10,5 milliards d'euros d'ici la fin du premier trimestre, ce qui porterait l'aide publique à 21 milliards d'euros. Six grandes banques françaises avaient bénéficié de la première tranche de fonds débloqués par l'Etat: Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel, Caisse d'Epargne et Banque Populaire.