Madoff: la réaction des épargnants français s'organise

E24 avec AFP

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L'union fait la force. L'Association française de gestion (AFG), qui représente l'ensemble des sociétés de gestion françaises, a fait appel à Colette Neuville, la présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), pour qu'elle l'aide à trouver les moyens réglementaires d'indemniser les investisseurs floués par Bernard Madoff. L’AFG "a pris la décision de centraliser les informations nécessaires et de coordonner les actions en vue de rétablir rapidement la confiance et d’indemniser les investisseurs", selon un communiqué publié mardi 20 janvier.

Une porte-parole de l'AFG a expliqué à l'AFP que l'association, qui agit également au nom d'investisseurs individuels, privilégiait la voie réglementaire par rapport à la voie judiciaire pour obtenir réparation dans cette affaire. Il s'agit d'établir si la loi a été respectée par les acteurs (banques, sociétés de conseil) qui ont servi d'intermédiaire entre les investisseurs français et Bernard Madoff et, le cas échéant, de faire pression sur les régulateurs pour qu'ils leur imposent des sanctions, a-t-elle ajouté.

Parallèlement, le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire après le dépôt de la première plainte en France d'une épargnante lésée dans l'affaire Madoff, selon une source judiciaire. Cette enquête, confiée aux policiers de la Brigade financière, vise les chefs d'escroquerie et d'abus de confiance, précise la même source.

L'enquête a été ouverte à la suite du dépôt de plainte contre X jeudi 15 janvier d'une épargnante qui avait placé ses économies dans le fonds Luxalpha d'UBS. La banque suisse avait par la suite placé cet argent dans les sociétés du financier américain. Egalement flouée, la société Oddo a attaqué UBS et gagné la semaine dernière son procès, empochant quelque 30 millions d'euros.