Le CAC termine sur un repli de 1,49%

E24 avec AFP

— 

La Bourse de Paris a, une nouvelle fois, réduit ses pertes mardi 13 janvier. Le CAC 40 perd 1,49% à 3.197,89 points, les investisseurs se montrant inquiets sur les annonces de résultats d'entreprises et la dégradation de l'économie. Lundi 12 janvier, il avait clôturé

en nette baisse de 1,62%
à 3.246,12 points.

Londres recule de 0,61% à à 4.399,15 points et Francfort de 1,75% à 4.636,94 points. Ce matin, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a chuté de 4,79%. La Bourse de New York était hésitante à l'ouverture mardi matin 13 janvier, après quatre replis successifs: le Dow Jones perdait 0,06% mais le Nasdaq gagnait 0,67%.

Les marchés boursiers se replient "dans un contexte général toujours marqué par les craintes sur les annonces de résultats et la récession économique", souligne Valérie Plagnol, directrice de la stratégie chez CM-CIC Securities dans une note. La place parisienne a été peu soutenue par l'annonce de la chute du déficit commercial aux Etats-Unis en novembre et par les déclarations de Ben Bernanke (président de la Réserve fédérale américaine) qui a estimé que son institution disposait encore "d'outils puissants" contre la crise.

Côté entreprises, la saison des résultats d'entreprises a commencé. Le producteur américain d'aluminium Alcoa a ouvert le bal, indiquant être tombé dans le rouge en 2008. Plusieurs poids lours ont enregistré des replis.

"Les marchés sont montés depuis le début de l'année sans aucune publication. Désormais il y a un retour à la réalité avec des anticipations de mauvais chiffres d'entreprises pour le quatrième trimestre", commente Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities. Face à ces nombreuses incertitudes, peu d'investisseurs se risquent à des stratégies de longue durée. "Il n'y a aucun investissement à moyen terme, les investisseurs se projetant au mieux à 48 heures en étant très généreux", remarque Xavier de Villepion.

Plombées par Alcoa, les valeurs minières ont flanché. ArcelorMittal a perdu 2,86% à 18,85 euros et Eramet 5,54% à 153,79 euros. La plupart des valeurs défensives se sont repliées à l'exception de Sanofi-Aventis (+1,19% à 47,72 euros). France Télécom a lâché 1,58% à 19,34 euros, Bouygues 3,91% à 29,73 euros, EDF 5,08% à 40,62 euros et Veolia Environnement 0,14% à 21,19 euros. De leur côté, les valeurs bancaires sont restées mal orientées. Crédit Agricole a cédé 1,39% à 8,71 euros, Dexia 9,49% à 3,10 euros, Société Générale 1,90% à 35,59 euros et BNP Paribas 0,50% à 33,99 euros. Le groupe bancaire français, qui a fait une offre pour racheter la majeure partie des activités du bancassureur Fortis en Belgique, est prêt à des concessions sur les activités d'assurance, a-t-on appris mardi 13 janvier de source proche du dossier.

Suez Environnement a fini en hausse de 2,79% à 12,87 euros, après le relèvement par Goldman Sachs de sa recommandation de "vendre" à "neutre". EADS a grimpé de 1,82% à 13,46 euros. Le président exécutif du groupe européen d'aéronautique et de défense, Louis Gallois, a annoncé mardi qu'il renonçait temporairement à des acquisitions majeures tant que durerait la crise, la protection de sa trésorerie étant la "priorité". Enfin, Air France-KLM (+1,41% à 10,10 euros) espère des "synergies" annuelles de 90 millions d'euros sur le résultat d'exploitation dès la deuxième ou troisième année de sa prise de participation de 25% dans Alitalia, a indiqué mardi le directeur général du groupe franco-néerlandais, Pierre-Henri Gourgeon.