Alitalia: Air France-KLM espère 90 millions d'euros de synergies

E24 avec AFP

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Près de 90 millions d'euros. C'est le total des synergies attendues par Air France-KLM après sa prise de participation de 25% dans Alitalia. Et ce, dès la deuxième ou troisième année du nouveau partenariat entre les deux compagnies, a précisé mardi 13 janvier le directeur général du groupe franco-néerlandais Pierre-Henri Gougeon.

Ces synergies "devraient provenir principalement de l’optimisation des réseaux ainsi que du renforcement de la société commune entre Air France et Alitalia et de la mise en œuvre d’une société commune entre Alitalia et KLM", a-t-il ajouté, au lendemain de l'annonce officielle de l'accord passé avec les repreneurs italiens d'Alitalia.

Air France-KLM compte en fait étendre l'activité de la très rentable co-entreprise qu'elle a déjà constituée avec la compagnie italienne. Un système basé sur un partage des coûts et recettes sur les liaisons très fréquentées par les touristes et les entrepreneurs entre la capitale française et Rome/Milan, qui sera donc étendu aux villes de provinces françaises et italiennes. Une société similaire sera créée entre Alitalia et KLM.

La nouvelle Alitalia, issue de la reprise de la compagnie italienne par une alliance de grands patrons de la Péninsule et de sa fusion avec sa compatriote Air One, "n'a qu'une ambition: être le plus rapidement rentable", a estimé pour sa part le président d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta. Mais "l'année de démarrage, 2009, ne sera pas une année de profit pour la nouvelle compagnie", a-t-il convenu.

Questionné sur l'acceptation par les salariés de la nouvelle Alitalia des nouveaux accords salariaux, moins avantageux que par le passé pour le personnel, Jean-Cyril Spinetta a déclaré qu'il appartiendra aux ressources humaines de la compagnie italienne de "restaurer la confiance". Il a également estimé "encore trop tôt pour se prononcer sur une éventuelle introduction en Bourse de la nouvelle Alitalia".

Quant à la réduction des activités d'Alitalia à partir de la plate-forme de correspondances de Milan-Malpensa, pour laquelle Air France-KLM avait milité ces derniers mois, Jean-Cyril Spinetta a déclaré qu'il appartenait désormais à la direction de la compagnie de décider de sa stratégie en la matière.