Citigroup confirme les discussions avec Morgan Stanley mais reste prudent

E24 avec AFP

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C'est confirmé mais rien n'est fait. C'est la teneur du message délivré mardi 13 janvier par Citigroup à propos des pourparlers engagés avec Morgan Stanley sur une fusion de leurs filiales spécialisées dans la commercialisation de produits financiers aux particuliers. Une annonce qui contredit ce que disait, il y a quelques mois encore, le directeur général de la banque Vikram Pandit. Ce dernier avait assuré qu'il n'entendait aucunement se défaire de Smith Barney.

"Aucun accord définitif n'a été atteint, et aucune assurance ne peut être donnée qu'un accord sera obtenu", a précisé Citigroup, quatre jours après la révélation de ces pourparlers par le quotidien Wall Street Journal. La filiale spécialisée de Citigroup, Smith Barney, est l'une des activités les plus rentables du groupe bancaire en difficulté. Il est estimé que sa vente pourrait lui rapporter plus de 2,5 milliards de dollars en numéraire, tout en permettant au groupe de libérer d'importants fonds propres.

Renfloué à hauteur de 45 milliards de dollars au total par les autorités fédérales américaine, Citigroup a précisé qu'il n'avait aucun autre commentaire à faire à ce stade sur ces pourparlers. Après cette annonce le titre Citigroup perdait 6,43% à 5,24 dollars à Wall Street, après avoir plongé de plus de 17% lundi.

"Citigroup fait face à des pressions considérables, tant en interne que de la part du gouvernement, pour démanteler ses opérations et pour lever des capitaux", avait relevé lundi 12 janvier Mace Blicksilver, de Marblehead Asset. L'activité de courtage, ce sont "les bijoux de la couronne" du groupe, a-t-il noté, et leur vente signifie que "la situation devient très désespérée chez Citi".