Saab a besoin de 500 millions d'euros

E24

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Le salon de l'automobile de Genève revêt un caractère particulier pour Saab. Ce n'est pas seulement l'occasion pour le constructeur suédois de présenter ses modèles. C'est surtout la possibilité pour lui de rencontrer des repreneurs potentiels. Depuis sa mise en redressement judiciaire mi-février, le constructeur n'a d'autres objectifs que de chercher le cheval blanc susceptible de le sauver. Ils sont nombreux tente de rassurer la direction.

De quoi lui permettre de se marier dans un an, si tout va bien. En attendant, il lui faut trouver une solution. Selon le Wall Street Journal, Saab a besoin très vite de 500 millions d'euros pour rester à flot. Même s'il emploie 15.000 personnes en Suède, l'Etat ne semble pas prêt à l'aider, enfin pas sans conditions, comme l'entrée d'un nouvel investisseur au capital et un plan de redressement qui tienne la route.

Selon General Motors, l'ancienne maison-mère de Saab, la réorganisation de Saab passera par "le regroupement des activités de création, d'ingénierie et de fabrication en Suède". Car Saab doit faire face à une chute de ses ventes, moins de 100.000 voitures vendues en 2008, contre 130.000 en 2006. Une chute qui n'est pas seulement imputable à la crise. Selon le Wall Street Journal, le constructeur suédois manquent de nouveaux produits et General Motors n'a jamais modernisé ses modèles principaux. "La Saab 9-5 sedan est sur le marché depuis 12 ans, et la 9-3 sedan depuis 7", écrit le quotidien. GM se défend d'avoir abandonné la marque. De nouveaux modèles auraient été prévus avant que la crise n'ébranle complètement le groupe.

Quoi qu'il en soit, Saab doit convaincre de ses attraits en pleine crise du secteur automobile.