La baisse du baril déprime Chevron

E24 avec AFP

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Après l'euphorie du troisième trimestre, le groupe pétrolier américain Chevron a averti, jeudi 8 janvier, que ses résultats du quatrième trimestre seront "significativement plus bas" que ceux du trimestre précédent. Les fortes variations du prix du baril en forte hausse cet été et en chute libre à la fin de l'année, impactent ses activités d'exploration-production. Chevron avait dégagé au troisième trimestre un bénéfice courant par action de 3,85 dollars par action. Pour les trois mois achevés fin décembre, les analystes ont déjà anticipé une forte réduction de sa rentabilité, puisqu'ils ne tablent dans leur consensus que sur un bénéfice de 1,78 dollar par action.

Le groupe californien précise que ses activités "amont" (extraction-production) vont bénéficier au quatrième trimestre d'un gain exceptionnel de 625 millions de dollars résultant d'un échange d'actifs. Au trimestre précédent, une plus-value de cession de 350 millions de dollars avait été enregistrée.Les coûts liés aux ouragans qui ont ravagé le Golfe du Mexique à la fin de l'été devraient également être moindre au 4e trimestre qu'au 3e. L'activité "aval" (raffinage et distribution) devrait pour sa part voir ses marges bénéficiaires progresser, grâce à la chute des cours du pétrole. En revanche, la chimie du groupe devrait voir ses bénéfices décliner, en raison des moindres volumes produits.

Ses provisions sur le trimestre devrait largement dépasser les 250 à 300 millions initialement envisagés. Chevron doit publier ses résultats trimestriels le 30 janvier. Dans les transactions électroniques suivant la fermeture de Wall Street, l'action Chevron fléchissait de 0,93%, à 73,55 dollars.

Les cours du pétrole sont, ces derniers jours, sous-tensions. En légère hausse en fin d'année, le baril continue d'être acheté en début d'année en raison des craintes de rupture d'approvisonnement au Proche-Orient. Dans les échanges matinaux de vendredi 9 janvier, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février gagnait 75 cents à 42,45 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait 63 cents à 45,30 USD. Mais sur le long terme, le marché est déprimé. La demande mondiale va progresser faiblement de 1,2% par an jusqu'en 2013 selon l'Agence Internationale de l'Energie.