Quels étrangers achètent de l'immobilier en France?

Delphine Halgand

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Plus de trois quarts des acquéreurs étrangers de biens immobiliers viennent d'Europe: 26% sont britanniques, 9% italiens, 7% portugais, 6% belges, 4% irlandais, 3% espagnols, 3% néerlandais et 3% allemands, comme l'a rappelé BNP Paribas International Buyers lors d'une conférence de presse mercredi 18 mars.

Les régions du Sud de la France attirent le plus les étrangers. 25% des transactions sont réalisées en région Provence-Alpes-Côte-D'azur. Exception notable à cet attrait du soleil, l'Ile-de-France où sont réalisées 15% des transactions. Les trois quarts pratiquement des acquisitions concernent l'ancien et la moitié des maisons. Le montant moyen de la transaction pour les étrangers est de 247.771 euros. Mais seul un tiers des acquéreurs étrangers ont recours à un financement.

Leur intérêt pour la langue, la culture, le mode de vie, l'habitude de se rendre en France, les prix de l'immobilier peu élevés ainsi que le style et la qualité des biens immobiliers sont les premières raisons citées par les étrangers pour justifier leur choix de la France, selon l'observatoire BNP Paribas International Buyers "investing and living abroad". Cependant la complexité des formalités administratives françaises a fait hésiter plus d'un tiers des étrangers. Malgré cela, près de 80% des étrangers sont très satisfaits de leur acquisition en France et 90% estime qu'il s'agit d'un bon investissement à long terme.

Les transactions immobilières effectuées en France par des non-résidents représentent près de 5% du marché global. Le nombre global de transactions a baissé de l'ordre de 25% en 2008. BNP Paribas International Buyers assure ne pas avoir ressenti cette chute dans sa niche où il s'affiche comme leader avec un quart des parts de marché. Son chiffre d'affaires a progressé de 2007 à 2008 passant ainsi de 485 millions d'euros à 595 millions d'euros. Cette progression s'est même confirmé au quatrième trimestre 2008, période où l'activité immobilière s'est pourtant le plus durement paralysée. La filiale a alors enregistré 139 millions d'euros de chiffre d'affaires, contre 105 millions d'euros au quatrième trimestre 2007. "Le marché semble se maintenir dans cette niche. Il faut que cela se confirme toutefois tout au long de l'année 2009", note Caroline Soulie, directrice de BNP Paribas International Buyers.