Le plan de relance d'Obama prévoit 310 milliards de baisses d'impôts

E24 avec AFP

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Barack Obama veut frapper fort. Le nouveau président des Etats-Unis, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier, pourrait annoncer 310 milliards de dollars de baisses d'impôts pour soutenir l'économie américaine.

Le nouveau président des Etats-Unis rejoint ce lundi 5 janvier Washington avec son épouse pour la rentrée des classes de ses deux filles. Il y vient également pour entamer des discussions avec les représentants des deux partis et obtenir le plus large soutien politique à son plan de relance. Il réunira dans la foulée l'équipe économique de son cabinet.

Ce volet d'aides fiscales doit soutenir la trésorerie des entreprises, alors que l'économie américaine est en récession depuis un an maintenant, et veut les inciter à investir davantage. Obama prévoit également d'allouer 40 à 50 milliards de dollars d'incitations fiscales pour les entreprises qui décideront d'embaucher en 2009 ou qui retarderont leurs projets de réduction d'effectifs.

L'enveloppe budgétaire totale du plan de relance de l'économie américaine serait comprise entre 775 et 1.000 milliards de dollars sur deux ans, selon Steny Hover, chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants.

"Nous voulons vraiment voir le plan passer devant la Chambre des représentants avant la fin du mois (de janvier), avant de l'envoyer au Sénat puis au président" Barack Obama, soit "début février", a déclaré Steny Hover sur la chaîne d'informations Fox News.

"L'objectif numéro un" du plan, préparé par son équipe sera de créer 3 millions d'emplois dont 80% dans le secteur privé, selon le président élu.

Il compte aussi promouvoir des "investissements de long terme" dans les infrastructures, ainsi que des "allègements fiscaux directs pour 95% des travailleurs américains".

Selon le New York Times publié dimanche, Obama et les parlementaires démocrates envisagent également une large extension de la couverture santé et de l'assurance chômage dans le cadre de ce plan.

Le chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a réclamé une voix au chapitre dans l'élaboration du projet, et mis en garde contre toute précipitation pour l'adopter.

Ce retour à Washington se fait dans un climat politique troublé par l'annonce surprise du retrait de Bill Richardson, le secrétaire au Commerce désigné, qui constitue un premier faux pas pour M. Obama dans une période de transition jusqu'ici gérée sans accroc. Son nom est cité dans une enquête menée par un grand jury fédéral du Nouveau-Mexique (sud-ouest), dont il est gouverneur, selon les médias américains. La justice tente de déterminer dans quelles conditions une entreprise californienne ayant fait des dons à Bill Richardson a ensuite bénéficié de juteux contrats de la part de son Etat.