Un quatrième plan de relance au Japon?

E24 avec AFP

— 

Le Japon s'apprête à annoncer un nouveau plan de relance, a déclaré dimanche 15 février un membre du parti au pouvoir à des journalistes. Ce serait le quatrième plan de ce genre depuis août 2008, alors que la deuxième économie mondiale est confrontée à une

aggravation de la récession
. Le Premier ministre japonais Taro Aso va "bientôt" annoncer de nouvelles mesures pour soutenir l'économie, a affirmé Yoshihide Suga, du Parti libéral démocrate (PLD). Cette rallonge pourrait être de 20.000 milliards à 30.000 milliards de yens, soit 169 milliards à 254 milliards d'euros, a-t-il précisé.

A la mi-décembre, le Premier ministre Taro Aso avait présenté son plan de relance comme "une fusée à trois étages" qui conjugue les mesures relevées fin août 2008 pour un montant de 11.500 milliards de yens (91 milliards d'euros), fin octobre d'un montant de 26.900 milliards de yens (214 milliards d'euros) et le 19 décembre pour 37.000 milliards de yens (294 milliards d'euros), selon une synthèse de la mission économique de l'ambassade de France au Japon. Ces montants impressionnants restent hypothétiques tant que le Parlement n'a pas adopté les mesures, ce qu'il est encore en train de faire et surtout considérant la dette publique japonaise qui représente déjà près de170% du PIB. Taro Aso est de surcroît très affaibli politiquement en ce moment. Une chaîne de télévision japonaise vient d'annoncer que son taux de popularité est passé sous la barre des 10%.

Le gouvernement devrait soumettre un budget supplémentaire au Parlement en avril pour financer ce nouveau plan de relance depuis l'aggravation de la crise économique mondiale fin 2008, d'après le quotidien Yomiuri Shimbun. Des projets publics comme la reconstruction d'aéroports, de ports, d'autoroutes ou d'écoles pourraient être au menu de ce nouveau plan.

Cette annonce intervient à la veille de la publication des chiffres du produit intérieur brut (PIB) pour le quatrième trimestre 2008, qui devraient montrer une forte contraction du PIB, à un rythme annuel de plus de 11%, selon un consensus d'analystes.