Sarkozy: il est essentiel que l'accord sur l'assurance chômage soit mis en place

E24 avec AFP

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Nicolas Sarkozy a estimé lundi qu'il était "essentiel" que le projet d'accord sur l'assurance chômage soit "mis en place", lundi lors de ses voeux aux partenaires sociaux. Le texte, issu d'une négociation entre syndicats et patronat en décembre dernier, améliore la prise en charge des salariés précaires aux dépens de ceux ayant travaillé plus longtemps. "Nous souhaitons que ce projet d'accord ne relève pas de droits d'opposition, qu'on puisse le mettre en oeuvre et naturellement, si tel n'était pas le cas, alors en dernière analyse il faudra bien qu'on prenne nos responsabilités", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Mardi 20 janvier, la CFE-CGC annoncera si elle signe ou pas l'accord. Si elle ne paraphait pas ce texte issu d'une négociation entre syndicats et patronat,

la CFDT
se retrouverait le seul syndicat signataire. Juridiquement, une convention d'assurance chômage est valable dès lors qu'une organisation syndicale et une patronale la signent. Mais si elle suscite l'opposition de deux syndicats au Conseil national de l'emploi, où siègent les partenaires sociaux, le ministre de l'Emploi peut à nouveau consulter cet organisme avant de donner son agrément.

L'avenir du texte dépend en dernier ressort du gouvernement qui doit délivrer son agrément pour appliquer la nouvelle convention, conclue pour deux ans (2009-2010). "Je crois au dialogue, je crois au sens des responsabilités", a martelé Nicolas Sarkozy. "Certains peuvent dire: le compte y est pas. Ok, d'accord, mais personne peut dire c'est moins", selon lui. "Tous ceux qui regardent le texte en dehors du contexte voient bien qu'il y a du progrès", a-t-il insisté.

FO, la CGT et

la CFTC
ont déjà rejeté le texte, au motif qu'il n'offrait pas aux chômeurs une indemnisation à la hauteur des risques de la crise. Côté patronal, le Medef et l'UPA (artisans) se sont prononcés en faveur de l'accord, tandis que la CGPME signera "sous réserve d'une baisse effective des cotisations au 1er juillet".