Ecureuil: Milhaud critique, mais salue Pérol

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Charles Milhaud, ancien dirigeant déchu de l'Ecureuil, salue

l'arrivée de François Pérol
à la tête du futur deuxième groupe bancaire français, mais s'est fait critique du rôle des Caisses régionales des Caisses d'Epargne, qui ont tardé à s'adapter à leur temps.

"En dépit des changements que j'ai impulsés pendant près de dix ans, les Caisses d'Epargne ont encore beaucoup de travail à faire. Les coefficients d'exploitation sont trop élevés. La banalisation du Livret A va peser sur les comptes", affirme-t-il dans entretien publié ce vendredi par le quotidien Les Echos. Alors que François Pérol a entamé cette semaine sa tournée des caisses régionales des Caisse d'Epargne et des Banques Populaires, dont les organes centraux

doivent fusionner
, Charles Milhaud estime que son arrivée est une "bonne chose". "A ce
stade de blocage
, il fallait un dirigeant extérieur", précise-t-il.

L'ancien patron de la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne, l'un des deux établissements engagés dans la fusion, qui a récupéré après sa déstitution la présidence du conseil de surveillance d'Océor, la filiale de l'Ecureuil pour l'Outre-mer et l'international, regrette cependant de ne plus être en charge des discussions, estimant que, depuis son départ, "le point de vue des Ecureuils n'a pas été très écouté".

Sur le fait que l'Etat prenne à terme

20% du capital
du nouvel ensemble, Milhaud estime que "si tout le monde au sein des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne avait été convaincu de l’intérêt de la fusion et s’il n’y avait pas eu de problèmes de personnes, on l’aurait peut-être évité."